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    <title><![CDATA[Agora du Management (Éthique et gouvernance)]]></title>
    <link>http://www.managementagora.com/categorie-11070588.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Éthique et gouvernance&quot; du blog &quot;Agora du Management&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Agora du Management (Éthique et gouvernance)]]></title>
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    <pubDate>Thu, 16 Feb 2012 22:02:59 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Thu, 16 Feb 2012 22:02:59 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.managementagora.com</copyright>            <category>Éthique et gouvernance</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Les vertus du dirigeant : entre Sarkozy et Hollande, lequel est le plus authentique }?{]]></title>
        <link>http://www.managementagora.com/article-les-vertus-du-dirigeant-entre-sarkozy-et-hollande-lequel-est-le-plus-authentique-98578939.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <img src="http://img.over-blog.com/200x150/0/31/00/45/Images-2011-2012/roi.jpg" class="GcheTexte" alt="roi boit - jordaens" width="200" height="150">Dans la course à la présidentielle en France,
    on a assisté ces derniers temps à une escalade entre les différents camps pour savoir lequel des candidats remporterait le titre de l’authenticité, en particulier entre Sarkozy et Hollande. Au
    regard du nombre d'interventions de part et d'autres, l’enjeu semble important.
  </p>
  <p>
    L’authenticité serait-elle devenue soudain la vertu cardinale du bon Président ?<br>
    A la longue, j’ai perdu le fil de ce match et ne peut dire si l’un des candidats a pu décrocher la palme de l’authenticité. Avant tout, il me semble nécessaire de revenir sur la notion
    d'authenticité même et de se demander s'il s'agit vraiment d'une vertu nécessaire au bien diriger.
  </p>
  <p>
    En creusant quelques définitions et termes voisins appartenant au même champ sémantique (authentifier, inauthentique, faux, copie, duplicité, douteux, incertain, conventionnel, original,…), on
    peut identifier quelques pistes d’analyse :
  </p>
  <ul>
    <li>L’authentification repose sur une expertise dans le but de certifier l’origine d’un objet, de son auteur ; un candidat authentique serait donc un candidat conforme à son original, à lui-même.
    Peut-être, existe-t-il des clones des candidats et il serait devenu nécessaire d’experts pour s’assurer que l’on a bien à faire à l’original. Trêve de plaisanterie, cela n’est pas le débat
    soulevé par les journalistes et politiques.
    </li>
  </ul>
  <ul>
    <li>L’authenticité touche à la personnalité et aux traits de caractère du candidat en supposant que l’on puisse revêtir selon les circonstances des personnalités différentes ; est authentique,
    celui qui est sur scène et devant les caméras, comme dans la vie de tous les jours. Mais, alors, que voulait dire Shakespeare lorsqu'il écrivait (extrait de Comme il vous plaira) : <em>« Le monde
    entier est un théâtre, et tous, hommes et femmes, n’en sont que les acteurs. Et notre vie durant nous jouons plusieurs rôles. »</em>. Cette citation mets à mal la notion d’authenticité et fait
    presque une normalité de la multiplicité des rôles, de la duplicité. Cependant, les débats actuels semblent plus vouloir souligner l’écart entre la personnalité affichée devant la caméra et celle
    dans la vraie vie. On peut néanmoins se demander, d’une part, s’il existe des situations (des scènes) où l’on est vraiment soi, et d’autre part, si cela constitue vraiment une qualité, une vertu,
    de savoir que la personnalité affichée est celle de tous les jours. Être authentique, est-ce vraiment vertueux ? L’avare, constant dans ses attitudes, quelle que soit la situation, n’est-il pas
    authentique ? On pourra de la même manière considérer comme authentique celui qui affiche sans retenue un goût immodéré pour l’argent et le luxe ou qui laisse éclater ses colères dans retenue. Et
    celui qui fait preuve de retenue, de timidité ? Doit-il être considéré pour autant comme inauthentique et par voie de conséquence comme non vertueux ?
    </li>
  </ul>
  <ul>
    <li>Quant à l’étymologie même du terme, elle remonte au grec et signifiait «qui consiste en un pouvoir, une autorité absolus», d'où les sens de garanti ou d’inattaquabilité qui en découlent. Si
    quelque chose ou quelqu'un est autentique, il en découle qu'on peut lui faire confiance ou, une autre manière de voir, qu'elle est prévisible.
    </li>
  </ul>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Le débat actuel sur l'authenticité des candidats traduit donc peut-être au fond un besoin de confiance, de sécurité ou de prévisibilité ; dans la recherche d’authenticité, la population affirme
    son souhait de ne pas être trahie, de ne pas être trompée. Ainsi, si le candidat s’affiche comme un chef, comme un décideur, dans cette phase de parades et de séductions que sont les élections,
    il devra se comporter comme tel une fois élu.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Sur cette question de l’authenticité, on retrouve les mêmes problèmes que ceux soulevés par l’engagement et la responsabilité, que j’ai pu développer dans mon livre <a href=
    "http://www.managementagora.com/pages/socrate-un-philosophe-au-secours-des-entreprises-5991441.html" target="_blank">« Socrate, un philosophe au secours de l’entreprise » dans les chapitres 7 et
    19, par exemple</a>.
  </p>
  <p>
    Alors, finalement, est-ce que l’authenticité est vraiment une vertu, c'est-à-dire une qualité qui va faire qu'un dirigeant sera meilleur qu'un autre ? Pour répondre à cela, il faut s'appuyer sur
    la méthode de Socrate que j'ai présentée et identifier les missions qu'on attend qu'il remplisse.
  </p>
  <p>
    Dans un deuxième temps, Socrate aurait chercher à savoir si cette vertu peut s'apprendre. Pour notre part, du point de l'entreprise, il faudra se demande si elle doit tout autant être attendue
    des dirigeants des entreprises.
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 04 Feb 2012 14:26:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">b8d994d8ac536cce44fdf7913546470f</guid>
                <category>Éthique et gouvernance</category>        <comments>http://www.managementagora.com/article-les-vertus-du-dirigeant-entre-sarkozy-et-hollande-lequel-est-le-plus-authentique-98578939-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Quels critères retenir pour être juste }?{]]></title>
        <link>http://www.managementagora.com/article-quels-criteres-retenir-pour-etre-juste-97337380.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <img src="http://img.over-blog.com/109x136/0/31/00/45/Images-2011-2012/justice-aveugle.jpg" alt="justice aveugle" class="GcheTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px 0px;" width="150"
    height="187">Pierre-Henri Tavoillot proposait dans le mensuel Philosophie Magazine un article sur la notion de juste. D'emblée, il en pose un des enjeux : "Si la justice revient à attribuer à
    chacun ce qui lui revient, il est difficile de satisfaire tout le monde... A quels critères doit-elle répondre dans ce cas ?
  </p>
  <p>
    Il restreint la notion de justice à "attribuer à chacun ce qui lui revient". Son approche se concentre plus sur la rétribution que la sanction. Néanmoins, les critères qu'il retient sont&nbsp;
    intéressants et peuvent être également utilisés dans les réflexions menées autour des entreprises sur la répartition de la valeur ou des richesses, en particulier le thème souvent pointé d'une
    trop grande préoccupation de l'actionnaire. Ainsi,à partir d'une petite fable "à qui attribuer la flûte" de l'économiste et philosophe, Amartya Sen (Prix Nobel d'économie), PH Tavoillot identifie
    dans son article trois critères possibles :
  </p>
  <ul>
    <li>Le mérite : la personne qui a passé du temps à fabriquer la flûte ;
    </li>
    <li>Le talent : celle qui joue le mieux de la flûte ;
    </li>
    <li>Le besoin : celle qui ne possède aucun instrument.
    </li>
  </ul>
  <p>
    Peut-être, identifiez-vous d'autres critères que l'on pourrait prendre en compte dans les réflexions sur le partage de la valeur.
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 18 Jan 2012 00:42:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">8799e8ac4477203ce65415bdb5449aed</guid>
                <category>Éthique et gouvernance</category>        <comments>http://www.managementagora.com/article-quels-criteres-retenir-pour-etre-juste-97337380-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Faut-il mettre ses idéaux de côté pour bosser }?{]]></title>
        <link>http://www.managementagora.com/article-faut-il-mettre-ses-ideaux-de-cote-pour-bosser-95381529.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <img src="http://img.over-blog.com/205x128/0/31/00/45/Images-2011-2012/bruegel_rixe-paysans.jpg" alt="bruegel rixe-paysans" class="GcheTexte" style="border: 3px solid #e; margin: 0px 0px;"
    height="128" width="205">Le site de Cadremploi vient de mettre en ligne un petit Quiz sur le thème&nbsp;: «&nbsp;Jusqu’où êtes-vous prêt à aller pour décrocher ou garder un job ?&nbsp;».
  </p>
  <p>
    Dès l’introduction, il donne le ton&nbsp;: «&nbsp;Qu'on le veuille ou non, le travail est indispensable pour construire sa vie. Indispensable, cela sous-entend qu'il faut parfois faire des
    concessions, voire mettre ses idéaux de côté. Jusqu'où êtes-vous prêt à pousser le bouchon pour bosser ? La réponse en huit questions.&nbsp;».
  </p>
  <p>
    Je ne dévoilerai pas ici les huit situations mais retiendrai uniquement la dernière afin de vous présenter ce que l'on appelle, les expériences de pensée :
  </p>
  <ul>
    <li>«&nbsp;L’entreprise qui recrute est détestée du grand public (elle pollue, elle licencie, etc.)&nbsp;».
    </li>
  </ul>
  <p>
    Vous avez le choix entre trois propositions&nbsp;:
  </p>
  <ul>
    <li>«&nbsp;Le salaire est excellent, c'est le plus important&nbsp;»
    </li>
    <li>«&nbsp;Vous postulez en attendant mieux&nbsp;»
    </li>
    <li>«&nbsp;Vous ne postulez pas&nbsp;»
    </li>
  </ul>
  <p>
    Ce type de question relève typiquement de ce que l’on appelle, en philosophie morale, les expériences de pensée. Ces dernières ont vocation à éprouver vos intuitions morales et à en identifier
    les critères décisifs.
  </p>
  <p>
    A mon avis, ces exercices sont très intéressants pour préparer des décisions en situation réelle à venir, voire à se préparer à l’imprévu.
  </p>
  <p>
    Dans le cas, d’une expérience de pensée, on ne se contente pas de poser cette simple question. Une fois, la réponse donnée, on vous donnera un élément d’information complémentaire et vous
    demandera d’indiquer si vous apportez toujours la même réponse.
  </p>
  <p>
    Par exemple, dans le cas présent, cette information supplémentaire pourrait être&nbsp;: «&nbsp;Cela fait un an que vous cherchez du travail et le poste correspond parfaitement à vos
    compétences&nbsp;». Le tableau peut être noirci à volonté&nbsp;; dans tous les cas, il n’y a pas de bonne réponse. L’objectif est de fonder sa décision et d’en identifier les arguments forts.
  </p>
  <p>
    C’est tout le travail d’une réelle démarche éthique personnelle. Il ne s’agit donc pas de se contenter d’énoncer des principes de bonne moralité applicables universellement à toutes les
    situations ou de renoncer à tout principe (et si c’est le cas, il faut être prêt à assumer sa position de manière argumentée).
  </p>
  <p>
    Si vous souhaitez allez plus loin et découvrir d’autres expériences de pensée, je vous invite à lire le dernier ouvrage de Ruwen Ogien que je viens de finir&nbsp;: «&nbsp;L’influence de l’odeur
    des croissants chauds sur la bonté humaine et autres questions de philosophie morale expérimentale&nbsp;» chez Grasset. Il est clair et très enrichissant.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Source&nbsp;:
  </p>
  <p>
    - <a href=
    "http://www.cadremploi.fr/edito/actu-et-conseils/dossiers-thematiques/zooms-thematiques/tous-nos-quiz/q/10/jusquou-etes-vous-pret-a-aller-pour-decrocher-ou-garder-un-job.html#xtor=EPR-235"
    target="_blank">l’article du site Cadremploi</a>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 29 Dec 2011 12:10:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">13061c9a7cb1a17a2fdf6d339b1ab4ed</guid>
                <category>Éthique et gouvernance</category>        <comments>http://www.managementagora.com/article-faut-il-mettre-ses-ideaux-de-cote-pour-bosser-95381529-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[L'externalisation peut-elle être un bon moyen pour être plus éthique }?{]]></title>
        <link>http://www.managementagora.com/article-l-externalisation-peut-elle-etre-un-bon-moyen-pour-etre-plus-ethique-92104267.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x250/0/31/00/45/Images-2011-2012/Cezanne_joueur-de-cartes.jpg" alt="Cezanne_joueur-de-cartes.jpg" title=
    "Paul Cézanne - Les joueurs de cartes - 1890-95 - Musée d'Orsay" class="GcheTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px 0px;" height="250" width="300">J'ai bien aimé la légende d'un dessin
    humoristique présenté au début de la première partie dulivre "Business ethics for dummies" de N Bowie et M Schneider. Ce dessin représente un patron faisant visiter ses locaux ; la légende lui
    fait dire : "Nous dirigeons ici une entreprise très éthique. Tout ce qui n'est pas éthique est externalisé" !
  </p>
  <p>
    Eh oui, voilà une recette pour afficher une entreprise 100% éthique ; externalisez toutes les activités qui sont susceptibles de vous poser problème (opérations de passage en douane dans des pays
    réputés pour leur degré de corruption, fabrication de produits dans des pays peu soucieux des Droits de l'Homme, etc.). Mais est-ce que le fait d'externaliser une prestation ou une production est
    suffisant pour vous dédouaner de toutes considérations éthiques.
  </p>
  <p>
    Bien sûr que non (ou, en tous cas, de moins en moins) ; certaines entreprises le savent bien et c'est, pour cela, que dans les appels d'offres des grandes entreprises mondiales, on rencontre de
    plus en plus souvent des clauses, parfois drastiques, visant à s'assurer de l'éthique des prestataires et sous-traitants. Ce phénomène souligne bien qu'il ne suffit pas d'externaliser pour se
    débarasser de problèmes éthiques. Néanmoins, est-ce que les donneurs d'ordres ont les moyens (et est-ce pertinent) d'évaluer l'éthique de leurs partenaires sous-traitants et prestataires. On
    rejoint là les <a href="http://www.managementagora.com/article-peut-on-evaluer-l-ethique-d-une-personne-ou-d-une-entreprise-91819849.html" target="_blank">questions sur l'évaluation de l'éthique,
    soulevées dans mon article précédent</a>. Vous pourrez également trouver des développements autour de ces problématiques dans les <a href=
    "http://www.maxima.fr/index-fiche-441-Socrate-un-philosophe-au-secours-de-l-entreprise.html" target="_blank">chapitres 07 "Quel sens donner à la responsabilité de l’entreprise ?" et 18 "Dans
    quelle mesure peut-on être tenu pour responsable de ce que l’on ne fait pas ?" de mon livre paru en novembre</a>.
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 11 Dec 2011 23:03:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">4b80e0694ee6913c89eecf2633b2fb24</guid>
                <category>Éthique et gouvernance</category>        <comments>http://www.managementagora.com/article-l-externalisation-peut-elle-etre-un-bon-moyen-pour-etre-plus-ethique-92104267-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Peut-on évaluer l'éthique d'une personne ou d'une entreprise }?{]]></title>
        <link>http://www.managementagora.com/article-peut-on-evaluer-l-ethique-d-une-personne-ou-d-une-entreprise-91819849.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <img src="http://img.over-blog.com/200x139/0/31/00/45/Images-2011-2012/connaitre-ses-limites.jpg" title="http://www.gilbert-garcin.com/index.htm" class="GcheTexte" style=
    "border: 0px solid #000000; margin: 0px;" height="139" width="200">Au travers de mes fonctions en entreprise, cette question de l'évaluation de l'éthique revient régulièrement sur la table. Sans
    être exhaustif, je citerais trois cas particuliers :
  </p>
  <ul>
    <li>Vous avez déployé dans votre organisation une charte éthique (ou code de conduite,...) et vous souhaitez intégrer quelques points&nbsp; relatifs à l'éthique dans le bilan annuel de votre
    collaborateur ;
    </li>
    <li>Très soucieux des risques éthiques, vous souhaitez confier à votre équipe d'audit interne quelques missions pour évaluer l'exposition de l'entreprise à ces risques ;
    </li>
    <li>Votre dispositif éthique a bien été développé et a suscité une importante adhésion de vos salariés ; vous souhaitez maintenant convaincre de votre sens de l'éthique vos clients, partenaires,
    la société civile, etc. Pour cela, vous envisagez de faire appel à un organisme de certification externe, similaire à ceux intervenants dans le domaine de la qualité.
    </li>
  </ul>
  <p>
    Tous trois aboutissent, en principe, à un jugement (qui se traduit par des qualificatifs du type bien, satisfaisant ou non, conforme ou non, à améliorer,...), voire à une note. Néanmoins, si l'on
    cherche à mettre à jour les enjeux sous-tendus par chacun des trois cas, on soulèvera de nombreuses questions :
  </p>
  <ul>
    <li>Qu'est-ce que l'éthique ? Avez-vous déjà essayé de définir cette notion ?
    </li>
    <li>Si l'on peut parler d'éthique pour un individu, peut-on en faire autant pour une entreprise ou toute autre organisation ?
    </li>
    <li>Le comportement éthique est-il quelque chose qui se mesure objectivement, c'est-à-dire à l'aune des actes plus que des motivations profondes ?
    </li>
    <li>Une règle éthique s'applique-t-elle à tous les cas ou peut-elle subir quelques entorses en fonction des situations ?
    </li>
    <li>Une situation peut-elle mettre en conflit deux règles éthiques ? Dans ce cas, laquelle privilégier ?
    </li>
  </ul>
  <p>
    Je ne développerai pas ici ces questions (<a href="http://www.maxima.fr/index-fiche-441-Socrate-un-philosophe-au-secours-de-l-entreprise.html" target="_blank">j'en aborde certaines dans mon livre
    paru fin novembre</a> ; en outre, ces grands enjeux éthiques nécessitent souvent 3-4 heures de cours pour en présenter les grandes facettes à des étudiants en fac). En fait, en résumant de
    manière presque exagérée, je dirais que ces trois cas mettent en confrontation :
  </p>
  <ul>
    <li>Les partisans de la mesure, moteur parfois excessif du progrès scientifique, qui considèrent qu'il ne peut y avoir de gestion de ce qui ne se mesure pas - l'enjeu consiste à trouver les bons
    indicateurs ;
    </li>
    <li>Les partisans de la norme morale universelle applicable partout et ne souffrant aucune exception ; c'est noir ou c'est blanc, il n'y a pas de gris ;
    </li>
    <li>Enfin, les partisans d'une éthique relevant plus de la réflexion et du dialogue, où, au final, on peut craindre qu'ils sombrent dans le tout relatif ou encore dans le tout gris (ni noir ni
    blanc). J'inclus également dans cette catégorie ceux qui considèrent que l'éthique est quelque chose de très personnel et donc très subjectif. Du point de vue de l'entreprise, ces différentes
    approches privilégient plus l'évaluation du dispositif éthique que de l'éthique elle-même : existe-t-il une charte ? à qui a-t-elle été diffusée ? l'éthique est-elle régulièrement à l'ordre du
    jour des réunions de direction ?...
    </li>
  </ul>
  <p>
    A partir des ces quelques considérations, rapides et superficielles, pensez-vous que l'éthique puisse faire l'objet d'une évaluation et si oui comment ?
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 08 Dec 2011 23:40:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">22f930afe11876312e8c4db39e5fe827</guid>
                <category>Éthique et gouvernance</category>        <comments>http://www.managementagora.com/article-peut-on-evaluer-l-ethique-d-une-personne-ou-d-une-entreprise-91819849-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Au bord de la faillite, accepteriez-vous d’emprunter auprès d’un baron de la drogue ?]]></title>
        <link>http://www.managementagora.com/article-au-bord-de-la-faillite-accepteriez-vous-d-emprunter-aupres-d-un-baron-de-la-drogue-90332089.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <img height="200" width="252" src="http://idata.over-blog.com/0/31/00/45/Images-2011-2012/Lord-of-war.jpg" alt="Lord of war" title="nicolas cage lord of war" class="GcheTexte" style=
    "border: 0px solid #000; margin: 0px 0px;">En temps de crise, il est souvent difficile de trouver des financements, en particulier si vous êtes dans une situation financière très dégradée, voire
    au bord du défaut de paiement.
  </p>
  <p>
    Les prêteurs ne se bousculent pas et s’ils daignent considérer votre cas, ils exigeront des taux d’intérêt plus élevés, accompagnés le cas échéant de clauses contraignantes, pouvant se traduire,
    par exemple, par un plan de redressement drastique.
  </p>
  <p>
    Le diagnostic vaut que vous soyez particulier, entreprise ou Etat,…
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Ainsi, devant la raréfaction des prêteurs, il serait considéré comme malvenu de faire la fine bouche et de vouloir sélectionner ses prêteurs. S’il ne restait plus qu’un seul prêteur pour vous
    financer et qu’il s’agissait d’un baron de la drogue, accepteriez-vous son offre&nbsp;?
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    En philosophie, un cas fictif de ce genre est ce qu’on appelle une expérience de pensée&nbsp;; elle vise à interpeller le sens moral de chacun à partir d’une narration courte et simple où l’on
    fait varier quelques paramètres, parfois de manière extrême, afin d’éprouver l’évolution du jugement moral et ainsi d’en identifier les éléments clefs.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Le cas présenté dans cet article, «&nbsp;L’argent de la drogue&nbsp;» amène à s’interroger sur le poids dans le jugement, et au final dans la décision, de l’origine des fonds, qu’il s’agisse de
    l’identité du prêteur ou de la manière dont ces fonds ont été acquis.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Si vos finances étaient saines, vous choisiriez très certainement de ne pas emprunter auprès du baron de la drogue. Par contre, au bord de la faillite, là où il s’agit presque d’une question de
    survie (mais peut-être pas), en serait-il de même&nbsp;? Adepte de la realpolitik et de Machiavel, vous feriez sûrement le choix de la survie financière indépendamment des questions
    morales&nbsp;; n’est-il d’ailleurs pas plus essentiel d’assurer sa survie quitte à bafouer ses principes moraux&nbsp;? Sur le plan individuel, il ne fait peut-être pas sens de prendre le risque
    de la morale&nbsp;; par contre, sur le plan collectif, de la société, cela fera peut-être sens. Au final, certains se conforteront dans leur choix de realpolitik en considérant que ces questions
    sur la moralité et l’origine de l’argent ne sont pas légitimes au regard de la Loi, laquelle affirme le caractère fongible de l’argent, ainsi qu’au regard du sens commun, lequel nous dit que
    l’argent n’a pas d’odeur…
  </p>
  <p>
    Approfondissons cette hypothèse&nbsp;! Si vous acceptez donc l’argent de ce prêteur peu moral, mais néanmoins votre sauveur, vous lui serez redevable financièrement (par le contrat) et moralement
    (pour vous avoir sorti d’une mauvaise passe). En outre, il sera également en mesure de vous contraindre si vous prenez ouvertement une position qui va à l’encontre de ses intérêts. Pensez-vous
    pouvoir d’un côté accepter l’argent d’un baron de la drogue et de l’autre mener une campagne de lutte contre la drogue&nbsp;? D’une certaine manière, vous aurez perdu une part de votre
    souveraineté ou de votre liberté, voire des deux (et ce d’autant plus dette sera concentrée sur ce prêteur).
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    A l’opposé, d’autres personnes jugeront qu’il ne faut pas fermer les yeux sur l’identité et la moralité du prêteur et, donc, que l’origine de l’argent doit peser dans la décision. Ceux-là devront
    cependant s’interroger sur la manière d’arriver à une évaluation objective de la moralité du prêteur&nbsp;? Dans le cas du baron de la drogue, il ne doit pas y avoir trop de doutes sur cette
    évaluation, sauf si, peut-être, on commence à vous expliquer que ce baron cherche à racheter ses erreurs passées en soutenant des projets comme le vôtre… Le dilemme ne devrait pas présenter trop
    de difficultés dans le cas d’un dictateur à l’origine de nombreux massacres dans son pays&nbsp;? Et celui qui ne respecte pas les Droits de l’Homme&nbsp;? Qu’en serait-il alors de celui qui n’a
    pas de sang sur les mains et respecte les Droits de l’Homme&nbsp;? Accepteriez-vous son argent&nbsp;? Et si le prêteur est une entreprise dirigée par un homme d’affaires brutal, méprisant, sans
    scrupules et connu pour ses nombreux démêlés avec la justice&nbsp;? Cela changerait-il quelque chose de savoir que la justice n’a jamais réussi à le condamner et qu’il est donc peut-être
    innocent&nbsp;? Au final, cette série de questions vise à définir la dose de fautes morales (avérées ou soupçonnées) que vous êtes prêt à accepter chez votre financeur&nbsp;? Pouvez-vous en
    imaginer un qui n’est rien à se reprocher&nbsp;?
  </p>
  <p>
    Ces variations montrent à quel point il est difficile de trouver des critères objectifs, vérifiables et réalistes de la moralité d’une institution ou d’une personne. Cependant, aussi difficile
    cela soit-il, cela ne veut pas dire pour autant qu’il faille renoncer à apprécier la moralité du prêteur quitte à ne pas avoir de critères objectifs et de procédure à une évaluation au cas par
    cas. La meilleure manière d’y parvenir, c’est probablement d’en débattre que ce soit avec des proches pour le particulier, au sein des instances de gouvernance pour l’entreprise ou encore dans le
    cadre des institutions politiques pour l’Etat.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Ce qu’il y a d’intéressant dans l’expérience de pensée est qu’elle peut préparer et éclairer une décision concrète. Par exemple, prenez l’exemple de l’Europe aux abois dont le FESF (Fonds
    Européen de Stabilité Financière) s’apprête à s’endetter plus largement en émettant des sommes importants de titres obligataires&nbsp;! L’Europe doit-elle accepter de se financer auprès de
    n’importe quel investisseur au risque de perdre, à l’avenir une partie de sa souveraineté&nbsp;?
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 28 Nov 2011 23:05:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">cb1183af93780b34845d7e8e3f77eca8</guid>
                <category>Éthique et gouvernance</category>        <comments>http://www.managementagora.com/article-au-bord-de-la-faillite-accepteriez-vous-d-emprunter-aupres-d-un-baron-de-la-drogue-90332089-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La présence de conflits d'intérêts n'est-elle pas le signe d'une mauvaise gestion ?]]></title>
        <link>http://www.managementagora.com/article-la-presence-de-conflits-d-interets-n-est-elle-pas-le-signe-d-une-mauvaise-gestion-65928253.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    Depuis la mise à l'index de E. Woerth à l'été 2010, de nombreuses affaires ont remis le conflit d'intérêts à la une des journaux. Martin Hirsch a publié un livre à son sujet « Pour en finir avec
    les conflits d’intérêts » ; le Président Sarkozy a demandé à une commission de plancher sur le sujet.
  </p>
  <p>
    Mais, avant tout, que recouvre la notion de conflit d'intérêts ? Le conflit d’intérêts se juge au niveau d’une personne (pas d’une organisation) et apparaît à partir du moment où il y a une
    divergence (réelle ou potentielle) entre l’intérêt personnel de cette personne et l’intérêt collectif qu’elle est supposé servir de par sa fonction.&nbsp;
  </p>
  <p>
    La commission mandatée par N. Sarkozy, dite commission Sauvé, qui portait essentiellement les rapports entre le pouvoir et l’argent, vient de publier son rapport et tout le Landerneau politique
    est en émoi. En effet, au-delà de quelques préconisations relevant de la prévention, le ton est plutôt réglementaire et répressif ; c'est bien dommage d'en passer par la loi alors qu'à mon sens,
    l'éthique relève plus d'un jugement personnel et réfléchi. Dans ces domaines, je me demande&nbsp; si le changement reste possible sans la mise en place d'un dispositif répressif ; il suffit de
    considérer les solutions proposées pour répondre aux scandales financiers du début 2000 ou encore à la plus récente crise financière : des règlements, des règlements, des règlements...
  </p>
  <p>
    En quoi, le recours à la réglementation peut-il être problématique en la matière (même si le cas présent du conflit d'intérêts ne concerne pour l'instant que le secteur public, la réflexion
    ci-après également à tous les autres domaines) ? :
  </p>
  <ul>
    <li>Les nouvelles lois viennent s'ajouter aux précédentes, sans toilettage, au risque de présenter des contradictions ; à la longue, plus personne ne s'y retrouve vraiment ;
    </li>
    <li>La production d'une loi nécessite de cibler des cas relativement précis ; ce faisant, la loi réduit la complexité et la réalité de certaines situation. De surcroît, l'environnement évoluant
    rapidement, la loi peut rapidement devenir obsolète.
    </li>
    <li>Et puis, il y a les considérations d'une étudiante dans un cours que je tenais récemment en master ; elle partait de la réalité floue des réseaux sociaux ou corporatistes ; où commencent-ils
    ?&nbsp; où finissent-ils ? Elle me donnait l'exemple d'une entreprise locale dont les salariés vivent dans le même bassin d'emploi ; tout le monde se connaît. Dès lors comment éviter tout conflit
    d'intérêts ? Son exemple peut être élargi à tous les réseaux (anciens d'écoles, corps, associations...), particulièrement présents dans la vie publique et politique..
    </li>
  </ul>
  <p>
    Certains diront que le France est très en retard en matière d'encadrement des conflits d'intérêts. Ainsi, dans son livre paru en octobre 2010, Martin Hirsch soulignait l’approche plus tolérante
    en France où le conflit d’intérêts ne constitue pas un délit en lui-même et est condamné à partir du moment où il sert un autre délit identifié par le code pénal : prise illégale d’intérêts,
    délit de favoritisme ou corruption. Dans d’autres pays, en particulier les pays anglo-saxons, la faute est qualifiée plus amont, c'est-à-dire dès que l’on est en situation de devoir concilier des
    intérêts contradictoires.
  </p>
  <p>
    Jusqu'où faut-il alors remonter sachant que la seule apparence du conflit d'intérêts peut nuire gravement à l'image d'une personne ou d'une organisation, et lui faire perdre tout son crédit.
  </p>
  <p>
    Les seules solutions ne sont-elles que d'ordre réglementaire ? Faut-il donc des lois répressives pour nos gouvernants, pour nos administrations, pour nos entreprises, pour nos clubs sportifs,...
    ?
  </p>
  <p>
    M. Hirsch indiquait dans sa conclusion avec une certaine mesure :
  </p>
  <blockquote>
    La pureté n’existe pas, pas plus que la perfection. Une vie publique sans « affaires » n’existe pas. Les sociétés totalitaires reposent sur le fantasme d’un contrôle absolu, […]. Il n’est pas
    question de poursuivre un tel fantasme. Pour autant, il est évident que des progrès doivent être faits. L’élimination des principales sources de conflits d’intérêts est une nécessité.
  </blockquote>
  <p>
    Pour ma part, je soutiens les recommandations relevant de la prévention (par exemple : clarification des concepts, illustration par des situations pratiques de l'organisation considérée, actions
    de formation/communication pour expliquer, dialoguer...). Cela peut sembler dérisoire mais il s'agit de la première de l'édifice. Dans le cadre de mes missions relatives à l'éthique en
    entreprise, j'ai rencontré de nombreuses personnes qui considéraient que, pour tout responsable, le conflit d'intérêts était facilement identifiable et évitable. Il changeait d'avis une fois
    exposés quelques exemples concrets. En effet, certaines personnes peuvent être dans une situation de conflits d'intérêts en toute bonne foi et sans en avoir conscience. Face à cela, mettre le
    sujet du conflit d'intérêts sur la place publique est déjà une très bonne chose.
  </p>
  <p>
    Au-delà, je considère aussi que le souci d'éviter les conflits d'intérêts est une mesure d'une bonne gestion d'une organisation, qui, par essence, incombe au responsable d'un service, au
    dirigeant de l'entreprise, au chef du... Je n'ai pas écouté et lu tous les débats sur les sujets mais je m'étonne de ne voir pointer du doigt que la responsabilité de la personne au coeur du
    conflit d'intérêts et, rarement, celle de son "employeur". Ce dernier, lorsqu'il met en place son organisation et recrute ses équipes, doit se soucier de maîtriser ses risques, autrement dit de
    maîtriser toutes les situations (comme celles des conflits d'intérêts) qui peuvent faire dévier l'organisation des ses objectifs. Ainsi, avoir des situations de conflits d'intérêts dans son
    organisation est aussi le signe d'une mauvaise gestion !
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Note : <a href="http://www.conflits-interets.fr/" target="_blank">Le site de la Commission Sauvé et son rapport ICI</a>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 27 Jan 2011 22:52:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">6d9907d19ebca42404de7d0941b3d1c6</guid>
                <category>Éthique et gouvernance</category>        <comments>http://www.managementagora.com/article-la-presence-de-conflits-d-interets-n-est-elle-pas-le-signe-d-une-mauvaise-gestion-65928253-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Pourquoi demander plus de transparence ?]]></title>
        <link>http://www.managementagora.com/article-pourquoi-demander-plus-de-transparence-62086208.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    La transparence est depuis quelques années un concept à la mode, en particulier à l'occasion de scandales financiers ou politiques, comme aujourd'hui dans le cadre du pavé jeté dans la mare par
    Wikileaks.
  </p>
  <p>
    Ainsi, depuis les grandes affaires des années 2000 (Enron, Worldcom, crise financière...), les réglementations sont plus lourdes sur les entreprises et elles doivent fournir de plus en plus
    d'informations financières ou non. Ainsi, à titre d'exemple, on demande même aux entreprises d'évaluer leurs dispositifs de maîtrise des risques ; mais est-ce pertinent ? Un bon dispositif
    empêche les risques ; mais si l'événement ne se produit pas, est-ce de lui-même ou grâce au dispositif ? Comment évalue-t-on le dispositif à partir du moment où les événements ne se produisent
    pas, sauf à penser que l'on puisse penser que l'on peut avoir une maîtrise totale de ces événements...? Certes, l'évaluation peut se faire par rapport à ce que l'on considérera comme des bonnes
    pratiques mais il ne s'agit plus d'une évaluation du dispositif en lui-même. Partant de ce constat, quel est dès lors l'intérêt de demander plus d'informations aux entreprises sur leur manière de
    gérer les risques et leur efficacité en ce domaine ?
  </p>
  <p>
    Dans l'affaire en cours de WikiLeaks, la presse et les politiques se demandent s'il fallait oui ou non diffuser les communications de la diplomatie américaine. Certains invoquent la nécessité
    d'une transparence totale, d'autres la rejettent tout autant.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Fallait-il oui ou non diffuser les documents confidentiels de la diplomatie&nbsp; américaine dans WikiLeaks ? Pour certains, les institutions ne doivent pas avoir de secrets pour les citoyens ;
    tout doit se savoir. La défaillance de la sécurité américaine montre déjà que tout peut se savoir mais faut-il le systématiser ? Mais partant de là, quelle serait la limite d'une obligation de
    transparence ? Cela ne risque-t-il pas de menacer la sphère privée ? Une fois que tout ce qui est dit et écrit est connu, que reste-t-il ? : l'intention, notre pensée personnelle intérieure. Le
    fait d'accéder à ces zones "personnelles", ne constituerait-il pas une menace sur la liberté individuelle ? Ne sombrerait-on pas dans une dystopie (contre-utopie) comme celle décrite par Georges
    Orwell dans 1984 ?
  </p>
  <p>
    D’ailleurs, pourquoi cherche-t-on vraiment plus de transparence, en particulier dans les organisations ? Veut-on tout savoir ?&nbsp; Est-ce une manière de demander d'être en mesure de justifier
    tous ses actes et décisions dans le cadre d'une mise en cause de&nbsp; la responsabilité ou dans le cadre du mandat démocratique des élus (qui doivent rendre compte de leur mandat) ? Veut-on
    mieux analyser, mieux juger ? Mais alors, jusqu'où aller pour cela ? Faut-il vraiment tout savoir pour juger parfaitement ? Un jugement ne conserve-t-il pas une part d'incertitude ? Invoquer la
    transparence, n'est-ce pas au final une manière détournée de dire son angoisse de l'incertain ?
  </p>
  <p>
    "[La transparence] est une dimension de l’affranchissement des hommes à l’égard des pouvoirs", estime Olivier Picart, des Dernières Nouvelles d'Alsace. Mais du point de vue des organisations,
    l’appel à la transparence, n’est-il pas aussi une dimension de l’affranchissement des organisations à l’égard des individus qui la composent ?
  </p>
  <p>
    Si l'on repart de la langue française, être transparent, c'est ne rien cacher mais c'est également manquer de personnalité ? L'appel à la transparence, n'est-il pas quelque part une négation de
    l'identité individuelle (avec ses qualités, synthétiser toute l'information disponible ; et ses défauts, tromper) ? La transparence n'est-elle pas également une négation de la confiance ? Faire
    confiance, c'est accepter de ne pas tout savoir et reposer sur l'autre.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Dans les arguments du non (pas une telle transparence, non diffusion des documents par WikiLeaks), on considère qu'il y a des domaines réservés qui n'entrent pas dans le champ des exigences de
    transparence. Pourquoi ? Pourquoi ce domaine plus qu'un autre ? On ne trouve pas vraiment d'arguments dans la presse. En y réfléchissant, on peut considérer qu'une transparence complète
    impliquerait une exposition permanente au jugement de l’autre, de l'opinion publique. Ce serait se fermer la porte à la possibilité de tester des idées et les réactions (les grandes idées, les
    grandes initiatives ne sortent pas du jour au lendemain de la tête d'un individu directement dans la sphère publique ; elles s'élaborent, se renforcent dans des cercles restreints. De la même
    manière, les conflits se résolvent avec des processus similaires.
  </p>
  <p>
    Les jardins secrets sont nécessaires à la construction et au maintien des individus comme des organisations et des gouvernements. Certes, il est vrai qu'ils peuvent aussi être le théâtre des plus
    grandes tromperies et malversations mais peut-on vraiment l'éviter sauf à être dans "le meilleur des mondes" (Huxley) , un monde où l'on puisse tout voir à travers la complexité, l'incertitude et
    les hommes.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Voilà beaucoup de questions ouvertes (que je me pose et partage avec vous) ? Quelle est votre opinion ? Pourquoi faut-il plus de transparence et jusqu'où ?
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 30 Nov 2010 23:28:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">9a6ea5d36b34d946d61df993fc8712a8</guid>
                <category>Éthique et gouvernance</category>        <comments>http://www.managementagora.com/article-pourquoi-demander-plus-de-transparence-62086208-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Faut-il sacrifier une personne pour en sauver cinq ?]]></title>
        <link>http://www.managementagora.com/article-faut-il-sacrifier-une-personne-pour-en-sauver-cinq-61485230.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    Du premier abord, la question peut apparaître extrême et complètement déconnectée du monde de l'entreprise. Comment choisir entre, d'une part, la disparition probable mais complète du groupe mais
    sans aucun sacrifice, et d'autre part, sa probable survie mais au prix du sacrifice d'un de ses membres ?
  </p>
  <p>
    J'insiste bien sur le terme "probable" associé à chaque alternative ; ce serait presque trop simple si la décision se réduisait à deux alternatives certaines une fois le choix effectué. Il reste
    toujours une possibilité que le sacrifice au final ne sauve pas le groupe ; de la même manière, il reste une possibilité que le groupe arrive à s'en sortir sans aucun sacrifice. Dans tous les
    cas, les éventuels survivants auront à justifier leur choix. Deux grandes visions du groupe et de l'homme s'opposent au travers de ce cas.
  </p>
  <p>
    La première solution juge de l'acte en lui-même (elle s'interdit de sacrifier une personne quelles qu'en soient les circonstances) alors que la seconde juge de l'acte au travers de ses
    conséquences (recherche du bien pour le plus grand nombre). On distingue donc deux visions du groupe : un groupe soudé jusqu'au bout, pour le meilleur et pour le pire ; un groupe prêt à sacrifier
    l'un des siens mais maximisant le bien-être de l'ensemble. En outre, dans la deuxième approche se pose la question de la personne à sacrifier : et si le groupe considérait qu'il valait mieux
    sacrifier quelqu'un qui vous est proche : votre enfant, votre conjoint, votre ami... La décision se corse. Plus largement, le moment choisi pour prendre la décision est-il le bon ? A-t-on éclusé
    toutes les possibilités avant d'arriver à la décision ultime ?
  </p>
  <p>
    Toujours est-il que les entreprises ne sont en général pas exposées à un tel dilemme, en tous cas avec la mort d'individus en balance. Néanmoins, lorsqu'une entreprise engage un plan de
    licenciement, cela relève de la même logique que le dilemme exposé au-dessus. Sa décision véhicule une vision du groupe et du type d'éthique à laquelle elle a recours (conséquentialiste ou de
    conviction). Ainsi, comme c'est parfois le cas, elle privilégie une approche conséquentialiste (dite aussi utilitariste), elle peut difficilement attendre de ses collaborateurs de pratiquer une
    éthique de conviction (être loyal, à tous prix, par ex).
  </p>
  <p>
    Le cas présenté ci-dessus est bien entendu irréaliste et il est réducteur des réalités complexes qui sont les nôtres. Il a néanmoins le mérite d'illustrer deux grands courants de la philosophie
    morale et permet de toucher du doigt tous les enjeux de la dimension éthique d'une décision.
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 22 Nov 2010 12:06:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">6ad45fef3fac831ef5c23b8219106115</guid>
                <category>Éthique et gouvernance</category>        <comments>http://www.managementagora.com/article-faut-il-sacrifier-une-personne-pour-en-sauver-cinq-61485230-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Qu'y a-t-il de mal à spéculer ?]]></title>
        <link>http://www.managementagora.com/article-qu-y-a-t-il-de-mal-a-speculer-61053484.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    Ce soir en rentrant chez moi, j'ai trouvé le tout dernier numéro de Sciences Humaines de déc.avec un dossier intitulé "Qui sont les spéculateurs ?". L'article présente les principaux intervenants
    de la spéculation et caractérise à grands traits leurs comportements sur les marchés : fonds de pension, hedge funds, fonds souverains, banques et les assurances. A partir de là, me sont venues
    quelques questions éthiques : est-ce bien ou mal de spéculer ? Et si c'est mal ? Est-ce que c'est inutile ? Peut-on faire quelque chose d'utile et de mal à la fois ? Depuis un bon nombre
    d'années, le phénomène de la spéculation est pointé du doigt et décrié ; mais, au final, dépassons les simples jugements de valeur et identifions les arguments concrets pour affirmer que la
    spéculation, c'est bien ou mal, je suis pour / je suis contre.
  </p>
  <p>
    Pour faciliter la discussion et vos commentaires, voici la définition proposée par la revue :
  </p>
  <div class="hitcitation">
    Selon la définition de l'économiste Nicholas Kaldor toute opération d'achat ou de vente d'une marchandise est spéculative dès lors qu'elle est motivée par l'anticipation d'une variation imminente
    du prix et non par l'emploi ou la transformation de ladite marchandise. La spéculation ne se réduit donc pas à la finance, mais concerne les transactions sur le pétrole ou le blé, dès lors
    qu'elles ont pour but de réaliser une plus-value grâce à la variation de leur prix.
  </div>]]></description>
        <pubDate>Mon, 15 Nov 2010 21:17:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">41438a42e21c9a2bcbb2f026f69c4309</guid>
                <category>Éthique et gouvernance</category>        <comments>http://www.managementagora.com/article-qu-y-a-t-il-de-mal-a-speculer-61053484-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
 </channel>

</rss>
