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    <title><![CDATA[Commentaires de l'article: La philosophie : une approche transversale ?]]></title>
    <link>http://www.managementagora.com/article-21666439-6.html#anchorComment</link>
    <description>Les 25 derniers commentaires publiés sur l'article &quot;La philosophie : une approche transversale ?&quot; du blog &quot;Agora du Management&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Commentaires de l'article: La philosophie : une approche transversale ?]]></title>
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    <pubDate>Thu, 16 Feb 2012 22:02:59 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Thu, 16 Feb 2012 22:02:59 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.managementagora.com</copyright>            <category>Détours</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
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        <title><![CDATA[Commentaire de La Chouette]]></title>
        <link>http://www.managementagora.com/article-21666439-6.html#comment30543706</link>        <description><![CDATA[Bonsoir Laurent,
Merci pour ton commentaire ; je ne répondrai pas vraiment à ta question sur l'état de l'esprit critique dans notre société dans la mesure où cela nécessiterait en fait une étude sociologique pour être représentatif :-) Ce que j'écris ne reflète donc que ma modeste opinion ; l'esprit critique devant la machine à café est particulièrement vif mais ne s'agit-il pas plus de critiques sous le coup d'émotions que d'une critique raisonnante où l'on renoue avec le sens des mots, dépasse son point de vue et vécu personnels ?
En fait, je dirais plutôt que l'esprit critique de tout un chacun est dérouté par l'accumulation d'informations souvent parcellaires (ou tronquées par les projecteurs sélectifs des médias) et la succession vertigineuse des événements  (une société du flou/blurred) ; cet esprit critique est d'autant plus dérouté qu'il n'est plus entraîné, exercé (au sens d'exercices) selon des approches méthodiques comme celles proposées par la philosophie. 
Pourquoi ne prenons-nous plus le temps ? Le temps est pris mais sans grande rigueur (celle du regard philosophique par exemple) ou lorsqu'on tombe sur des articles ou émissions… au hasard ; peut-être cela cache-t-il une peur d'y découvrir un vide...de sens ou de se rendre compte que l'on s'est trompé de chemin.

Ton article soulève des problèmes et questions très intéressantes ; j’y ferai écho dans un article ainsi que sur ton blog lors de la publication.
Peut-être peux-tu me compléter la partie suivante : "Les finalités, les valeurs ou le sens semblent « offerts » aux individus....stimulant la volonté irréfléchie de satisfaire tous nos désirs, tout de suite, comme des enfants, afi n de pousser la consommation.". En effet, il me manque quelques références et liens pour bien appréhender le sens de ce paragraphe.
Au plaisir
A très bientôt]]></description>
        <pubDate>Thu, 28 Aug 2008 00:10:52 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">531146618ba8ef972efc20401de21bd3</guid>
                                            </item>
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        <title><![CDATA[Commentaire de Laurent]]></title>
        <link>http://www.managementagora.com/article-21666439-6.html#comment30543653</link>        <description><![CDATA[Chère Chouette,

Tes derniers articles sur les apports potentiels de la philosophie pour le management et les entreprises sont très intéressants. Merci.
Une question m'interpelle en particulier: Y-a-t-il vraiment absence ou diminution de l'esprit critique dans la société aujourd'hui et si oui pourquoi ? N'a-t-on simplement plus le temps ? Et si c'est le cas (cela reste à démontrer), pourquoi ne le prenons-nous plus ?
Je serais intéressé d'avoir tes vues sur ces questions ainsi que celle de tes lecteurs. 
Les lignes qui suivent ne sont pas vraiment une réponse à ces questions mais elles peuvent peut-être l'éclairer un peu. Je les tire d'un article que je publierai prochainement sur mon blog:
Responsabilité sociétale des entreprises (RSE) et « éthique des affaires » sont des mots très à la mode aujourd’hui, au point où l’on peut se demander si nous n’assistons pas actuellement à une « économisation » de l’éthique ou, autrement dit, à un processus de subordination, au travers de l’entreprise, de l’éthique à l’ordre économique. En son temps, l’éthique protestante – travailler toujours plus plaît à Dieu – a permis l’essor du capitalisme moderne 1. L’éthique progressiste, guidée autant à gauche qu’à droite, par la « foi » aveugle dans le progrès, a à son tour soutenu l’essor du capitalisme industriel. De nos jours, l’activité économique se réfère de moins en moins à des finalités – plaire à Dieu, se sacrifier en tant qu’individu pour le bonheur collectif 2 –, fixées comme horizon et comme but de l’action. Les finalités, les valeurs ou le sens semblent « offerts » aux individus pour qu’ils puissent continuer à agir dans un contexte qui justement ne porte pas ces valeurs, mais les fragilise. En d’autres termes, cette éthique immanente à l’ordre économique pourrait bien être la réponse « technique » conçue, le plus souvent inconsciemment, par nous-mêmes, managers, économistes et politiciens, pour combler le déficit de régulation que nous contribuons nous-mêmes à aménager. Elle risquerait ainsi de devenir un moyen de réguler l’action humaine qui, au fond, n’aura pas nécessairement de sens (direction) ni de valeurs (fondement) mais qui devra être contrôlée, organisée, coordonnée pour l’économie. Certains parlent d’une éthique infantilisante, stimulant la volonté irréfléchie de satisfaire tous nos désirs, tout de suite, comme des enfants, afin de pousser la consommation. L’éthique devient ainsi utile; elle n’est plus ce qui nous guide vers le bien. Ces visions d’instrumentalisation de l’éthique n’éclairent pourtant qu’une partie de notre réalité. Ainsi, le phénomène émergent de co-régulation permet de jeter un autre éclairage sur les relations entre l’éthique et les entreprises et d’entrevoir comment celles-ci sont elles-mêmes instrumentalisées. En effet, la mondialisation accroît la puissance des entreprises en même temps qu’elle réduit les moyens des États de les contrôler. Face à l’impuissance des moyens juridiques classiques de réguler les multinationales, de nouvelles techniques de contrôle se développent, qui comptent moins sur la bonne volonté des entreprises que sur le souci de leur réputation, moins sur la force de la loi que sur la pression des marchés. Codes de conduite, chartes, labels, fonds éthiques... toutes ces initiatives, qui se concurrencent et se complètent à la fois, finissent par « bricoler » des mécanismes de co-régulation qui se distinguent résolument du modèle de l’ordre juridique et dans lequel interviennent tout autant les États que les entreprises, les « consom-acteurs », les ONG, les groupes de pression ou les fonds de pensions. De ces interactions où les acteurs font flèche de tout bois se dessine un graduel transfert de tâches de l’État vers les entreprises qui, volens nolens, peuvent de moins en moins soutenir que la seule mission de l’entreprise consiste à maximiser sa valeur financière pour les actionnaires. C’est ainsi au tour des entreprises d’être instrumentalisées et de changer imperceptiblement mais radicalement de nature au point où certains annoncent que le manager de demain se devra d’avoir travaillé dans le public, le privé et dans une ONG, afin de pouvoir établir des ponts affectifs entre les différents acteurs de la co-régulation. L’évolution des relations complexes entre l’entreprise et l’éthique montre à quel point il est important, pour agir à bon escient, de prendre de la distance et de stimuler la réflexion critique que donnent des disciplines comme la sociologie et la philosophie. Face à l’urgence des problèmes environnementaux ou de la croissance des disparités économiques, la réflexion philosophique pourra paraître futile aux yeux de certains. Pourtant, dans notre société de la connaissance, la fracture sociale risque moins de se mesurer demain en termes monétaires qu’en termes de capacité à porter un regard critique sur le fonctionnement de la société. Un regard critique et pourtant émerveillé est l’essence même de la philosophie et, qui sait, peut-être aussi du management de demain, « durable ». 1
Max Weber, Max Weber, 2 Anne Salmon, « L’offre éthique des entreprises. Une production du capitalisme ? », in  
L’éthique protestante et l’esprit du capitalisme, (1905), Pocket, 1989.
Cahiers internationaux de sociologie 2004/1, n°116, p.77-96.
Laurent Ledoux est administrateur de Philosophie & Management (www.philosophie-management.com).
Il est également Managing Director de Fortis Public Banking.
[NDLR : ce commentaire avait été initialement publié le 16 août ; il a été supprimé par erreur lors d'une manipulation technique  ; l'erreur est maintenant corrigée]]]></description>
        <pubDate>Thu, 28 Aug 2008 00:08:29 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">5fb7eefb75d26f27a3017fc4d81a517e</guid>
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