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La citation du célèbre écrivain et philosophe genevois, Jean-Jacques
Rousseau (1712-1778) se suffit à elle-même :
La sagesse ne consiste pas à prendre indifféremment toutes sortes de précautions mais à choisir celles qui sont utiles et à négliger les superflues
Jean-Jacques Rousseau dans Julie ou la nouvelle Heloïse
Mais cette citation est-elle si suffisante ? Comment apprécier l'utilité ? Cela nécessite-t-il de poser clairement certaines finalités ? Et si oui, comment établir indiscutablement la
contribution de ces précautions aux finalités choisies ?Je reviendrai bientôt sur le principe de précaution.
En effet, même si la vertu de prudence ne définit ces critères d'utilité.
Pour la suite, je viens de soumettre un nouvel article "Prudence et précaution : détour chez Aristote et Cicéron" ; il ne s'agit en fait que du début de la suite.
J'ai identifié des idées intéressantes sur ce thème chez Tocqueville et bien-sûr chez Jonas.
J'explore les liens existants avec les notions de risque, de peur... Encore de nombreux articles en perspective.
Il est quand-même admirable que le juste milieu et la prudence d'Aristote soient autant d'actualité.
Existe-t-il des visions alternatives autour de la prudence et de la précaution chez les philosophes contemporains ?
Pour moi, le principe de précaution correspond à la sagesse des modernes ( la prudence aristotélicienne). Il est à distinguer de la prévoyance. Effectivement notre société génère des risques et c'est pourquoi, il est essentiel de s'interroger sur la marge de manoeuvre quant à "l'absence de certitude".
On trouve des réflexions de F. Ewald, de B. Latour.
Amicalement,
Laurence
Bonjour Laurence
La vision que je développe de la gestion des risques est très marquée par la prudence aristotélicienne ; j'en parle d'ailleurs dans un ancien billet A quelle connaissance du risque peut-on prétendre ? ;
concernant F. Ewald et ce que j'en ai perçu, nos idées présentent quelques divergences ; je commente une de ses interventions sur France Culture dans le billet Les antennes mobiles, le principe de précaution et la gestion des risques . Je ne connais pas
encore B. Latour et vais investiguer. Je retiens également votre rapprochement entre le principe de précaution et la prudence aristotélicienne pour identifier les éventuels points de divergence.
Vous en avez peut-être déjà identifiés ?
Au plaisir
Damien
Il s'agit alors de la prudence.
Mais j'attends la suite.
Amicalement,
Laurence Harang