Agora du Management
Michel Villette, un sociologue, vient de publier, avec Catherine Vuillermot, un livre intituté "Portrait de l'homme
d'affaires en prédateur". Je ne m'attacherai pas au contenu volontairement polémique du livre mais au sujet qu'il évoque : l'homme d'affaires ? Cette notion mérite à mon sens un détour, un
questionnement : Qu'est-ce qu'un homme d'affaires ?Pour ce faire, je vous livrerai en quelques billets différentes citations du livre et réflexions.
Tout d'abord, un développement sur le phénomène venu des Etats-Unis des success stories d'hommes d'affaires, livre quelques idées clefs, en tous cas discutables et à ce titre pouvant servir de base à une réflexion :
La littérature des success stories présuppose que l'homme riche est un exemple à suivre pour tous. Il a su mieux que d'autres s'adapter à la société de marché, il est sorti vainqueur de la lutte concurrentielle et incarne les valeurs fondamentales du rêve américain : liberté d'entreprise et égalité des chances. (…) Au fond, l'homme d'affaires apparaît comme l'homme libéral par excellence : émancipé par rapport à la volonté des autres, propriétaire de sa propre personne et des propres facultés, ne devant rien à personne, orienté vers le futur, toujours en quête de prospérité, il incarne l'esprit du capitalisme.
"Portrait de l'homme d'affaires en prédateur" par Michel Villette et Catherine Vuillermot (pp 11-12)
L'homme d'affaires : un amoureux de la liberté ?
Dim 23 sep 2007
2 commentaires
Bonjour,
L'homme d'affaire est un espoir: il réalise le rêve d'autres individus. Sans loi et heureux. Mais existe-t-il réellement ? Au fond, c'est l'idée d'optimisation qui est discutable.
L'homme d'affaire est un espoir: il réalise le rêve d'autres individus. Sans loi et heureux. Mais existe-t-il réellement ? Au fond, c'est l'idée d'optimisation qui est discutable.
laurence - le 24/09/2007 à 19h52
L'homme d'affaires, un réalisateur de rêves !?! J'y réfléchis !
Damien
Bonjour « La Chouette »
L’homme d’affaires : un amoureux de « sa » liberté, car il a une méprise et une méconnaissance de l’autre. C’est un intraverti moral. En tous cas ce lui de l’article ci-dessus.
Je ne crois pas aux hommes du « succès stories américain » Mais ce n’est que mon point de vue. J’attend la suite pour voir si mes convictions sont réelles.