Agora du Management
Depuis deux ou trois semaines, mon rythme
de publication a fortement baissé ; cela m'arrive régulièrement et la cause est à peu près toujours la même : le travail.Avez-vous déjà essayé de définir cette notion de travail ? Je vais m'y essayer avec vous mais en plusieurs billets.
Peut-être vous êtes vous déjà demandé si ce travail qui prend parfois beaucoup de notre temps est le seul moyen de reconnaissance sociale ?
Si vous considérez les différentes antonymes du "travail", comme faites-vous évoluer sa définition ? :
- chômage : situation d'une personne marqué par le manque de travail ; le travail ressort dans ce sens comme nécessaire à l'individu.
- temps libre : il s'agit d'un temps dont on dispose à sa guise ; par opposition, le travail serait un temps contraint, où l'on perdrait sa liberté. Cette vision réductrice et négative va dans le sens de l'étymologie latine du mot "travail" ; "tripalium", qui désignait un instrument de torture. Son sens premier semble davantage exprimer la peine et la douleur que l'épanouissement personnel revendiqué aujourd'hui. D'ailleurs, ne dit-on pas de quelque chose qui demande beaucoup d'efforts, qui est désagréable et pénible, qu'il est laborieux ; cet adjectif pouvant également qualifié le temps consacré au travail.
Ne pas travailler : certains en rêvent, d'autres le redoute.
Le premier homme a avoir eu l'opportunité de ne pas travailler est Adam ; malheureusement pour lui, il a cédé à la tentation et à l'offre d'Eve ; du coup, Dieu le condamna à manger son pain à la sueur de son visage, donc à travailler. Etre au paradis, c'est donc ne pas travailler !
Alors, pourquoi "ne pas travailler" en vient à être humiliant et socialement dévalorisant, en quelques sortes, à ne pas être reconnu socialement ?
Mais qu'est-ce que ne pas travailler ?
Est-ce ne pas avoir de contrat de travail signé ou bien n'avoir aucune activité ?
Faire le ménage chez soi, garder ses enfants ou gérer ses comptes est-il si différent que de le faire chez les autres ?
Deux lignes de différenciation peuvent être relevées :
- l'existence d'un salaire
- à qui faut-il rendre compte
Pourtant, elle ne me semble pas suffisante ; j'irai un peu plus loin en affirmant que le travail est une activité et/ou un temps consacré d'abord à l'acquisition des moyens de survie (puis à la satisfaction d'autres types de besoins), indépendamment de toute rémunération. La rémunération est devenue aujourd'hui une nécessité absolue du fait de la division extrême et croissante des tâches. Les besoins sont devenus tels qu'un seul individu ne peut y subvenir par son seul travail ; il est donc nécessaire de faire appel aux autres et d'acheter leurs services ou produits.
A suivre
Sam 7 jui 2007
2 commentaires
Un lecteur a préféré m'envoyer un message plutôt que laisser un commentaire ; en préservant son anonymat, voici ce qu'il m'a écrit :
"Qu'est-ce que le travail ?
Je me risque à une définition.
Le travail c'est le gouvernement de nos efforts (force) régit selon le principe de plaisir/déplaisir, en fonction d'une loi (individuelle ou/et collective) à laquelle je choisis (liberté) d'obéir (autonomie) afin de transformer (d'un point de vue logique, pratique ou moral) le monde (interne ou/et externe) dans le sens de son humanisation, c'est-à-dire dans le sens du bien, du beau, du vrai, afin de produire des biens (richesse) qui trouvent leur dimension sociale (collectif et coopératif) à la faveur de l'échange (économie)."
Merci SV de votre participation
"Qu'est-ce que le travail ?
Je me risque à une définition.
Le travail c'est le gouvernement de nos efforts (force) régit selon le principe de plaisir/déplaisir, en fonction d'une loi (individuelle ou/et collective) à laquelle je choisis (liberté) d'obéir (autonomie) afin de transformer (d'un point de vue logique, pratique ou moral) le monde (interne ou/et externe) dans le sens de son humanisation, c'est-à-dire dans le sens du bien, du beau, du vrai, afin de produire des biens (richesse) qui trouvent leur dimension sociale (collectif et coopératif) à la faveur de l'échange (économie)."
Merci SV de votre participation
Stéphane V - le 12/07/2007 à 23h46
Tu m'as épuisé, j'ai bien bossé à te lire, je vais me pieuter.