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Solidarité en entreprise : assistance aux plus faibles ou nécessaire palliatif de la responsabilité individuelle face au complexe ?
Comme vous l'aurez probablement compris, ma lecture du livre "Que peut l'éthique ?" de Monique Canto-Sperber a alimenté quelques unes des mes réflexions ; ainsi, dans ses développements sur la notion de responsabilité, elle y aborde la notion de solidarité, terme encore peu utilisé en particulier dans les entreprises. Elle écrit (en page 86) :
"[...] Nous sommes contraints d'admettre que la notion de responsabilité individuelle ne peut plus suffire : on est frappé par une maladie dont on n'est absolument pas responsable, ou bien on n'est pas frappé alors qu'on est clairement responsable de quelque chose. D'où le travail de reformulation de la notion de responsabilité au profit d'une responsabilité impersonnelle traduisant surtout l'interdépendance et la solidarité. Il faut préciser en effet que c'est d'un tel contexte qu'est issue la notion philosophique de solidarité. A l'origine, la solidarité désignait le caractère de totalité de la société et l'interdépendance mutuelle ainsi que la réciprocité des droits et des devoirs. Il est curieux que ce sens originel de la solidarité ait été effacé et que par solidarité, à présent, on entende surtout assistance.
Ainsi, pour de nombreuses situations dans les organisations, il est difficile d'imputer clairement la responsabilité sur un individu alors que de toute évidence l'organisation a une responsabilité (au-delà de la notion légale restrictive en termes de responsabilité).
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Note : Une dose de réflexion éthique tous les jours fait le plus grand bien et c'est une bonne manière d'affûter ses facultés de discernement le jour où l'urgence ou plus largement le contexte ne vous laissent pas suffisamment de temps pour réfléchir à vos décisions ou comportements.
Aujourd'hui en image, peinture du Edvard Munch : Anxiété, 1894.
Dépayser les lieux communs.
Remettre du sens et de l'éthique au quotidien.
"Socrate, un philosophe au secours de l'entreprise" - Damien Goy (Maxima)
Disponible chez votre libraire ou sur le web : FNAC, Amazon.
Mise à jour du 5 jan. 2012
Les entreprises ont au regard de leurs salariés diposant de "capabibilités" limitées (cf. Z. Baumann), c'est à dire de possibilités d'actions autonomes (manque de revenus ou de diplômes) un devoir d'accompagnement. pas pour en faire des assistés, mais pour augmenter la capacité à maîtriser leur vie. a chacun ensuite de jouer. Il ne s'agit donc pas, selon moi, d'éthique, mais de devoir. Au-delà de leurs propres salariés la question redevient éthique : quel rôle sociétal doivent jouer les entreprises, dans quelles limites ? Le débat reste ouvert.
n agit en faveur de quelqu’un qui préservera mes intérêts tout en préservant les siens.
Cela s’appelle aussi un échange responsable de bons procédés...
En complément de mon article, à signaler une réflexion de Vincent Bénard en faveur de l'initiative privée et de la responsabilité individuelle dans la gestion des risques, en particulier ceux de catastrophes. Allez voir le Blog de l'Institut Turgot.