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Mardi 29 juin 2010 2 29 /06 /Juin /2010 00:00

amants magritte






 

 

 

Après avoir réfléchi à cette question,vous pourrez vous détendre en écoutant Poulailler's song d'Alain Souchon en cliquant ci-après :

Publié dans : Management et organisation - Voir les 4 commentaires - Ecrire un commentaire - Par Damien
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Commentaires

La question n'a de sens que si l'on part du principe qu'il y a une différence ontologique entre connaissances et opinions. Il faudrait donc que vous commenciez par définir ces deux termes, ce qui n'est pas simple...

Commentaire n°1 posté par oyarbide le 30/06/2010 à 10h48

Bonjour,

En posant cette question, mon objectif est, d'une part, d'inviter, qui le souhaite, à réfléchir sur cette question, ses termes et leurs liens ;d'autre part, de lire ce que sont les idées argumentées des autres (en quoi serais-je plus légitime pour poser d'autorité une distinction ?)

L'idée d'une telle question m'est venue à force d'entendre nombre d'affirmations péremptoires, de jugements définitifs et de certitudes. Parfois, lorsque l'on creuse, la personne ne sait trop justifier sa position ; dans d'autres cas, on sent qu'il y a une réflexion solide derrière.

Au-delà, si l'on ne fait pas de distinction entre connaissance et opinion, cela ne revient-il pas à dire que tout peut être affirmé ou que toute affirmation est certitude ; peut-être faut-il introduire d'autres concepts dans la question ?

Au plaisir

Réponse de Damien le 30/06/2010 à 11h12

Ok. Vous avez évidemment raison, aussi vais-je me permettre de vous poser une deuxième question. En quoi cette cette distinction, qui vaut pour l'ensemble des processus de décision, est-il particulièrement important pour le management ?

Et une troisième : pourquoi ne pas introduire une notion complémentaire ? l'émotion.

En gros mon idée est que cette question mériterait d'être recentrée (via un exemple peut-être) pour susciter un débat fructueux, mais nous pouvons laisser les autres internautes en juger.  

Commentaire n°2 posté par oyarbide le 30/06/2010 à 14h42

Tentative de réponse non argumentée : ni sur des opinions, ni sur des connaissances.

Question (non tactique) : faut-il que le management se fonde sur quoi que ce soit?

Si oui : j'aurai tendance à répondre : sur des pratiques.

Si non : j'aurai tendance à répondre : sur des pratiques

Commentaire n°3 posté par Emmanuel le 07/08/2010 à 12h07

Bon, on la traite cette question ? Un peu de méthode philosophique exige de définir les termes, je m'y colle donc. Management, d'abord : ensemble de pratiques ayant pour but de conduire d'autres personnes à accomplir des missions de la façon la plus optimale possible pour répondre aux objectifs d'une organisation, tout en remportant l'adhésion de ces personnes aux objectifs. On se demande ensuite sur quoi repose le management. Dire que la question ne se pose pas, c'est admettre la réponse que le management n'a pas de fondement ; ce qui peut vouloir dire qu'il évolue au hasard, au mieux comme un art et avec de la chance, au pire comme une pratique irrationnelle qui fait des dégâts. Du point de vue de l'observation, cette réponse correspond aux échecs du management que chacun peut constater ici ou là. Le sens de la question est donc peut-être bien de savoir si on peut remédier à ces échecs et à cette démarche irrationnelle souvent observables dans les pratiques effectives du management : peut-on faire que le management repose davantage sur un savoir, de façon à ne pas être seulement un art soumis à l'incertitude (et on rejoint ici le thème du risque cher à ce blog) ? Dans ce cadre, il me semble que l'opposition traditionnelle entre opinion et connaissance (telle qu'on la trouve chez Platon ou Spinoza par exemple, ou si vous préférez être cartésien, chez Descartes) a son utilité. Par opinion, j'entendrai un jugement porté sur les actions qu'il s'agit de manager, sans que ce jugement corresponde à une décision argumentée ; j'opine à une idée sans avoir vérifié que c'est la meilleure et qu'elle est rendue nécessaire par des raisons que je suis capable d'expliquer. La connaissance est évidemment un idéal préférable à l'opinion ainsi définie, si l'on veut ue le management n'évolue pas au hasard, car connaître, c'est porter un jugement en étant capable d'expliquer pourquoi ce jugement est préférable à d'autres et permet de fonder la décision adéquate. Les exemples arrivent ensuite tout seuls : celui qui crée son entreprise sans avoir aucune notion de gestion risque bien d'en rester à des opinions mal fondées, comme de croire que ses clients arriveront tout seuls parce que son produit est bon ; celui qui manage une équipe sans connaître les moyens de la motiver et les objectifs qu'il faut lui assiger pour répartir les tâches de façon efficace, court droit vers l'échec ou le conflit. Etc. Quand on ajoute que le management ne doit se fonder sur rien, n'est-ce pas une façon de dire qu'il n'y a aucune science du management, et que ce qu'on appelle les "sciences de gestion" n'existent pas ? Cela me paraît un peu fort de café. Par contre, on peut entendre par là que, même si on avait une science suffisante de ce qu'il faut faire pour être un bon manager, cela ne suffirait pas pour aider le manager à prendre les bonnes décisions au bon moment : ce n'est pas en lisant le récit des entrepreneurs qui ont réussi que l'on va nécessairement réussir en les imitant. De ce point de vue, la connaissance du management n'est pas transmissible, elle est seulement une expérience individuelle par essais, erreurs et rectifications. C'est peut-être cela qu'il faut entendre par "fonder le management sur des pratiques" ? Mais alors on n'irait pas loin, car tout manager, qui débute ou qui se questionne sur ses pratiques, a besoin de réponses générales qui puissent l'aider : sans ce lien entre idées générales et situation particulière, il serait impossible à quiconque d'aider autrui à manager. Affirmer cela, c'est admettre qu'on n'apprend jamais à manager. Sur quoi pourrait bien se fonder cette opinion ? J'y vois plutôt la justification de la "solitude du manager" par un parti-pris individualiste excluant la relation d'aide.

Commentaire n°4 posté par Joël le 13/10/2010 à 09h08

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Citations

"Tout le monde se plaint de sa mémoire mais personne ne se plaint de son jugement"
La Rochefoucault
"Voyager nuit gravement aux lieux communs"
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