Samedi 31 mars 2007
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Cette semaine, je vous propose d'allez voir les articles suivants
:
Merci à Stéphane de m'avoir indiqué l'adresse. En soi et sans aller lire l'article, la question mérite attention ; elle s'inscrit bien dans ma série d'articles sur
l'excellence : L'excellence, un dépassement perpétuel et L'Excellence avec une majuscule. Ainsi, il est possible de se demande si l'excellence est la voie de la victoire ou si elle n'est pas
seulement une esthétique du geste (au sens d'excellence opposée à incellence). L'article que je vous recommande est lui écrit par Fabien Génin, un docteur en biologie du comportement. En
voici, un extrait ; ce début de réflexion mériterait d'aller plus loin pour éclairer les comportements rencontrés dans nos organisations :
Même quand la hiérarchie se met en place par des combats entre mâles, ces combats sont rarement violents. En effet, les combattants utilisent souvent des armes spécifiques
différentes de celles utilisées dans la défense contre les prédateurs. Les combats sont souvent ritualisés et transformés en danses ou en parades. Chez le chimpanzé, les prétendants à la
dominance font des parades d'intimidation très violentes destinées à impressionner les autres mâles. On parle alors de bluff. Chez l'Homme, le bluff est généralisé et s'organise en systèmes de
valeurs transmis par la culture et qui légitiment les critères de dominance. L'argent en est l'exemple le plus frappant.
Enfin, s'il est vrai que la dominance tend à diminuer l'agressivité dans les groupes sociaux, le statut de dominé est extrêmement anxiogène, comme en témoignent souvent des taux élevés de
corticoïdes (hormones liées au stress) chez les subordonnés. Ainsi, l'absence d'agressivité souvent observée chez les subordonnés s'apparente plus à une inhibition de l'action (Laborit),
c'est-à-dire à une soumission qui peut s'avérer délétère. L'acceptation de son sort correspond alors plus à une aliénation (Marx) qu'à un véritable choix. La violence physique est alors
remplacée par une violence symbolique (Bourdieu).
Laurence posent certaines questions intéressantes et se promènent dans les réponses d'auteurs académiques :
Est-il possible de déterminer la cohérence et la rationalité d'un décideur ?
L'incertitude obscurcit-elle les raisons des individus ?
Quels sont donc les obstacles à une théorie du choix rationnel ?
Pour aller au-delà de l'idée que seul le résultat compte ; Bertrand dans l'optique d'une gestion des connaissances propose :
Se souvenir du résultat c’est vivre dans l’immédiat, capitaliser sur le raisonnement c’est préparer demain. Encore faut il en avoir la volonté et s’en donner les
moyens
Comme quoi, le management n'est pas une simple question d'outils :
Le management serait donc l'espace - probablement unique du cosmos - où le doute ne serait pas permis ! Comment faire passer le message que s'il faut mettre des règles du jeu en
place, elles ne peuvent être que locales, à durée de vie déterminée, sujettes à amendement, et pourtant qu'il faut tenir bon sur l'essence de la démarche : créer des règles du jeu, les
appliquer, les faire évoluer avec doigté. Et comment expliquer que ces règles sont d'autant plus efficaces qu'elles sont construites en équipe... ce qui en favorise l'appropriation.
Le management tolère-t-il pas le doute ? Est-ce pour cela que les managers sont en perpétuel recherche d'outils, de clefs ?
L'action est au programme de l'agrégation de philosophie de cette année ; vous pouvez aborder ce thème central dans le management au travers de visions qui nécessitent de bien
se poser : ce ne sont pas toujours des lectures d'un accès facile.
Non, il ne s'agit pas de dire que le management se fait autour de la machine à café mais d'une discussion sur une vision fonctionnelle de l'homme-machine.
Publié dans : Actualités
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Par La Chouette
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