Samedi 3 février 2007
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17:27
"Il ne s'agit pas d'un objectif mais d'une obligation".
Cette phrase est issue d'un discours "officiel" d'un dirigeant. Ce dernier cherchait à galvaniser ses troupes autour d'un objectif de résultat ambitieux ; il a même précisé qu'il s'agissait d'une
obligation morale. Pourquoi cette nuance entre objectif et obligation ? Apparemment les objectifs fixés étaient trop peu respectés.
Si l'on revient sur les différents termes de la proposition :
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Un objectif désigne ce vers quoi l'on tend, ce à quoi l'on tente de parvenir.
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Le terme obligation vient du latin obligatio ; il s'agit d'un lien juridique engageant une personne vis à vis d'une autre. Dans son sens juridique, l'obligation
implique l'existence d'une sanction pour en garantir l'exécution. Dans un sens moral, le lien d'obligation ne donne pas le choix.
En fait, les deux termes n'opèrent pas sur le même plan ; en substituant le terme d'obligation à celui d'objectif, l'auteur met l'accent sur l'esprit dans lequel
l'action se réalise plutôt que sur le but visé lui-même ; de la même manière, que l'intention se définit non pas tant comme un but qu'on se propose d'atteindre que comme la volonté d'atteindre un
résultat.
Concernant l'esprit, le dirigeant pose ainsi une exigence dont l'accomplissement présente un caractère catégorique ; son non-respect constituerait une transgression.
Il introduit également une certaine morale dans son Groupe, avec une notion de devoir.
Mais, il aurait pu également utiliser la notion d'engagement ?
Comme je l'évoquais dans un précédent article sur l'engagement et la confiance, un individu prend un engagement s'il est sujet
libre ; il se crée une obligation vi-sà-vis d'un tiers. En l'occurence, en utilisant ce terme d'engagement, une dimension supplémentaire aurait pu être donnnée.
Publié dans : Risques et contrôle
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Par La Chouette
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