Verre à demi vide ou à demi plein ?
La réponse est dans le point de vue ; ainsi, chacun pourra considérer ce verrre sous un angle ou l'autre ; cela dépend de ce que la programmation neuro-linguistique (PNL) appelle les métapogrammes.
Chaque personne a un mode de fonctionnement privilégié, une sorte de programme, un peu comme un ordinateur.
Évidemment, il a la possibilité d'introduire de la flexibilité, de changer ; néanmoins il revient à son mode de fonctionnement privilégié, son métaprogramme, que ce soit par facilité, par économie ou tout simplement parce qu'il ne sait pas faire autrement. Le métaprogramme est une dominante et n'est donc pas exclusif.
Pour éviter la dérangeante analogie informatique, nous pourrions parler de "tendance naturelle".
A mon sens, il est important d'avoir conscience de ces méta-programmes dans la mesure où ils permettent de comprendre que chaque individu puisse penser différemment ou aborder un problème d'une manière différente.
Citons quelques uns de ces méta-programmes.
- Quels rapports faites-vous entre deux éléments ?
Vous relevez d'abord les ressemblances (vous êtes associatifs) ou pointer immédiatement du doigt les différences (vous êtes alors dissociatifs)
- Votre façon d’entrer en relation avec les autres ?
Vous êtes orientés sur vous-même ou sur les autres.
- Votre façon d’évaluer ce que vous faites ; comment savez-vous si vous avez réussi, ou si vous avez fait un bon travail ?
Certains arrivent à l'apprécier d'eux-mêmes ; ils le sentent (on parle alors de schéma de référence interne). D'autres ont besoin du jugement des autres (on parle alors de schéma de référence externe).
- Votre façon de vous motiver : stratégie d'approche ou d'évitement ?
Certains sont davantage motivés à agir quand leur action leur permet d’éviter un malaise, un inconvénient, un conflit, un inconfort, une souffrance. Leur mode de motivation est l’évitement. D’autres le seront davantage si leur action leur permet d’atteindre quelque chose (un but, un objectif, une mission), de relever un défi, d’obtenir un avantage (la reconnaissance, l’épanouissement, l’avancement, le statut), d’avoir des résultats tangibles. Leur mode de motivation est l’approche.
- Votre façon de cadrer l’information : spécifiques ou globaux ?
Répondez à cette question : qu’avez-vous fait ce dernier weekend ? Certains d’entre vous vont répondre de façon spécifique, en donnant beaucoup de détails, en commençant par ce qu’ils ont fait vendredi soir, puis samedi matin, samedi après-midi, etc. D’autres vont répondre de façon beaucoup plus globale, dans une seule phrase qui résume tout le weekend (J’ai fait le ménage ou J’ai reçu ma famille ou Je me suis reposé).
- Votre façon de vous engager dans l’action : proactifs et réactifs ?
Si vous êtes du mode proactif, vous initiez l'action, vous la déclenchez, la provoquez. Les proactifs sont plus engagés dans ce qu'il font, se sentent et sont plus responsables. Les personnes du mode réactif embarquent quand c’est engagé, suivent le mouvement, réagissent quand il y a une demande, quand il le faut.
- Votre façon de vous relier à votre expérience : associé ou dissocié ?
Si vous êtes plus associé, vous êtes acteur de votre expérience et expérimentez la réaction émotive qui l’accompagne. L’individu dissocié se voit agir de l’extérieur de lui-même.
Il y a encore bien d'autres métaprogrammes. Pour rédiger cet article et dans la mesure où je suis encore dans une phase de découverte, je me suis appuyé sur un article du site "Osez changer.com" . Lorsque que je serai un peu plus rentré dedans, je lui donnerai une autre dimension.
A titre d'exemple, et sans aucune dimension philosophique, nous pouvons imaginer que pour traverser une tempête, un manager réactif avec une stratégie d'évitement serait le bon profil ; pour dessiner la stratégie de l'entreprise et la faire avance, peut-être faut-il plus un proactif avec une stratégie d'approche.
Pour finir, avec une petite note philosophique, la notion de métaprogramme donne sémantiquement à l'homme un caractère déterminé (on parle de programme) ou s'en aller jusque là considère l'homme comme n'étant pas totalement libre et maître de sa volonté. Je m'arrête là car, sauf si certains le désirent, nous partons dans une dissertation sur la volonté et la liberté.
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