Samedi 16 décembre 2006 6 16 /12 /Déc /2006 08:04
Le numéro de janvier 2007 de la revue Sciences Humaines vient de paraître ; une première lecture rapide de ce numéro que j'ai reçu hier m'a permis d'identifier quelques articles intéressants dont deux du dossier du mois "La guerre des idées" :
- Management libéral : les pièges de l'autonomie
- La société liquid(é)e

Deux extraits du texte introductif : Les batailles idéologiques sont de retour
Sur le marché des idées, la tendance est aux débats et à la polémique, à la publication d’essais courts, vifs, engagés. Cela annonce-t-il l’entrée dans un nouvel ordre idéologique ?

Les débats se succèdent, les prises de positions se multiplient, les petits essais engagés foisonnent, pour la plupart vite écrits, vite lus, vite oubliés. Mais cette multiplication a un sens, car les débats ne sont plus portés par de grands auteurs, de grands mouvements sociaux, et ne se cristallisent plus autour d’idéologies clairement identifiables. Les grands magistères intellectuels n’existent plus et une multitude d’acteurs est entrée sur la scène des idées. L’essor du rôle des think tanks, des blogs, des forums et des lieux attestent de cette diversification du marché des idées.
La bataille des idées ne met plus aux prises deux grands camps qui s’affrontent. Les conflits se multiplient sur de nombreuses scènes. Le marché des idées s’est internationalisé et diversifié, laissant un grand champ d’action pour les manipulateurs de sens, producteurs de symboles et autres combattants de la guerre des idées.

Extrait du management libéral
Exaltant l’autonomie et l’épanouissement personnel sur fond d’intensification du travail, le management contemporain suscite bien des interrogations. Les valeurs qu’il invoque sont-elles le vecteur de nouvelles dominations ? Ou traduisent-elles une évolution des pratiques sociales qui dépasse la seule sphère du travail ?

Or, pour D. Martuccelli, plutôt que la métaphore du voile occultant aux yeux des dominés la véritable nature du système, l’image du labyrinthe de verre convient mieux aux sociétés contemporaines : tout y est visible, mais les contraintes n’en opèrent pas moins. Ce qu’il convient de penser, c’est la manière dont l’autonomie, la responsabilisation, la réalisation de soi sont incorporées dans de nouveaux dispositifs, subtils agencements de discours et de coercitions, qui encadrent l’agir des salariés.


Extrait
La société liquid(é)e
A-t-on encore besoin du concept de société pour penser les rapports sociaux ? La question divise les sociologues.



Publié dans : Livres et revues - Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire - Par La Chouette
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"Tout le monde se plaint de sa mémoire mais personne ne se plaint de son jugement"
La Rochefoucault
"Voyager nuit gravement aux lieux communs"
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