Vendredi 18 septembre 2009 5 18 /09 /2009 07:12
La citation du célèbre écrivain et philosophe genevois, Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) se suffit à elle-même :
La sagesse ne consiste pas à prendre indifféremment toutes sortes de précautions mais à choisir celles qui sont utiles et à négliger les superflues
Jean-Jacques Rousseau dans Julie ou la nouvelle Heloïse
Mais cette citation est-elle si suffisante ? Comment apprécier l'utilité ? Cela nécessite-t-il de poser clairement certaines finalités ? Et si oui, comment établir indiscutablement la contribution de ces précautions aux finalités choisies ?
Je reviendrai bientôt sur le principe de précaution.
Voir les 2 commentaires - Par Damien - Ecrire un commentaire - Partager     - Publié dans : CONTRÔLE ET RISQUES
Retour à l'accueil

Commentaires

Bonsoir,

 Il s'agit alors de la prudence.
Mais j'attends la suite.

Amicalement,
Laurence Harang
Commentaire n°1 posté par harang laurence le 23/09/2009 à 18h59
Bonsoir Laurence,

En effet, même si la vertu de prudence ne définit ces critères d'utilité.
Pour la suite, je viens de soumettre un nouvel article "Prudence et précaution : détour chez Aristote et Cicéron" ; il ne s'agit en fait que du début de la suite.
J'ai identifié des idées intéressantes sur ce thème chez Tocqueville et bien-sûr chez Jonas.
J'explore les liens existants avec les notions de risque, de peur... Encore de nombreux articles en perspective.
Il est quand-même admirable que le juste milieu et la prudence d'Aristote soient autant d'actualité.
Existe-t-il des visions alternatives autour de la prudence et de la précaution chez les philosophes contemporains ?
Réponse de Damien le 25/09/2009 à 02h15
Bonjour Damien,

 Pour moi, le principe de précaution correspond à la sagesse des modernes ( la prudence aristotélicienne). Il est à distinguer de la prévoyance. Effectivement notre société génère des risques et c'est pourquoi, il est essentiel de s'interroger sur la marge de manoeuvre quant à "l'absence de certitude".
On trouve des réflexions de F. Ewald, de B. Latour.
Amicalement,
Laurence
Commentaire n°2 posté par harang laurence le 25/09/2009 à 13h44

Bonjour Laurence

La vision que je développe de la gestion des risques est très marquée par la prudence aristotélicienne ; j'en parle d'ailleurs dans un ancien billet A quelle connaissance du risque peut-on prétendre ? ; concernant F. Ewald et ce que j'en ai perçu, nos idées présentent quelques divergences ; je commente une de ses interventions sur France Culture dans le billet Les antennes mobiles, le principe de précaution et la gestion des risques . Je ne connais pas encore B. Latour et vais investiguer. Je retiens également votre rapprochement entre le principe de précaution et la prudence aristotélicienne pour identifier les éventuels points de divergence. Vous en avez peut-être déjà identifiés ?
Au plaisir

Damien

Réponse de Damien le 25/09/2009 à 14h36

Infos

  • Eté 2010 : activité suspendue sur l'Agora pour me permettre d'avancer sur un projet de livre

Rechercher

Les twits de Minute Ethique

Chaque jour, une question d'éthique posée via Twitter et reprise ici dans la catégorie éponyme. Me suivre sur Twitter

Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés