Mardi 18 juillet 2006 2 18 /07 /Juil /2006 02:05
Dans son numéro 2 de juin-juillet 2006, Philosophie Magazine publie sur le thème "La philosophie face à l'actualité", un débat entre Yves Michaud et Bernard Stiegler.
Ce dernier affirme :

Au cours du XXe siècle, le capitalisme est devenu "culturel", comme le dit Jeremy Rifkin. Il a transformé les industries culturelles en technologies de contrôle et de conditionnement des comportements et de l'attention. La pression sur la "culture" de la rationalisation et du "désenchantement" - qui ne signifie pas seulement la mort de Dieu, mais l'hégémonie de la calculabilité dans tous les domaines - est telle que tout ce qui constituait auparavant l'expérience de l'incalculable - c'est-à-dire de la singularité - tend à être liquidé. L'Audimat règne partout.
 
Cette phrase m'a interpellé sur trois plans :
  • Le passage "transformé... en technologies de contrôle et de conditionnement" me rappelle la lecture de Michel Foucault (voir article précédent)
  • La notion de calculabilité présentée dans ce débat sur l'actualité est également omniprésente dans l'entreprise au travers de la finance, de la qualité...
  • Y a-t-il une voie de progrès hors du calculable ?

Publié dans : Management et organisation - Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire - Par La Chouette
Retour à l'accueil

Socrate et l'entreprise

Dépayser les lieux communs.

Remettre du sens et de l'éthique dans les pratiques au quotidien.

 maxima_socrate.jpg

"Socrate, un philosophe au secours de l'entreprise" - Damien Goy (Maxima)

Disponible chez votre libraire ou sur le web : FNAC, Amazon.

Stats

7 lecteur(s) actuellement

205 par jour ; 249 654 depuis 2006.

Rechercher

Citations

"Tout le monde se plaint de sa mémoire mais personne ne se plaint de son jugement"
La Rochefoucault
"Voyager nuit gravement aux lieux communs"
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés