Partager l'article ! Les paradoxes et contradictions : un levier de management ? Détour par la Chine: Dans mon précédent billet, j'initiais une réfle ...
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Dans mon précédent billet, j'initiais une réflexion sur les paradoxes, les contradictions, ces objets que l'entreprise fuit mais qui peuvent pourtant constituer des leviers... J’abordais la particularité des couples ago-antagonistes où leur conflictualité a des effets positifs et non destructifs ; cette conflictualité permet de viser un effet donné. J’évoquai également les difficultés de l'épistémè dominante à prendre en compte simultanément (ou du moins alternativement) les deux pôles de certains couples ago-antagonistes, un couple particulier d’opposés. Je souhaite ici montrer que l’on retrouve cette conception issue de la biologie chez les penseurs chinois et quelques philosophes occidentaux.
Il est pour moi intéressant de constater les parallèles qui existent entre la pensée chinoise, la notion biologique des couples ago-antagonistes, la philosophie de Hegel et du Aufhebung, voire même celle d’Héraclite. Ces différentes approches vont à l’encontre du fondement de la logique aristotélicienne : « On l'a pas le droit d'affirmer une chose et son contraire ». En Occident, la contradiction est un vice dans un raisonnement qui en détruit la validité.
Par ailleurs, je pense qu'il est important de garder à l'esprit que la vision chinoise repose sur une approche contextuelle ; en effet, souvent si vous posez une question fermée (oui-non) à un Chinois, il vous répondra : cela dépend du contexte. Dans ce point de vue, la notion de l'être n'existe pas vraiment (le verbe "être" n'est pas vraiment utilisé dans la langue chinoise) ; un objet/individu sera considéré dans sa relation à son environnement, dans une approche systémique ; dans cette logique, il n'est donc plus impossible de tenir deux affirmations contradictoires pour un même objet/individu.
Mais, j’arrêterai ici ma description de la conception chinoise ; mon objectif n’est pas d’en établir la validité.
Par rapport à ma réflexion sur l’entreprise et le management occidentaux, je retiendrai les deux pistes suivantes :
- Le manager vise à désamorcer, voir éradiquer, le négatif plutôt que de le rendre productif (tout doit aller vite, la lenteur est une faiblesse) ; le négatif (une crise par exemple) est souvent perçu comme un échec, une fatalité plutôt que comme un étape, transitoire voire nécessaire… en outre
- Les objets du manager sont souvent considérés indépendamment des circonstances et du contexte; leur évaluation est radicale et définitive.
Au prochain billet !
La Chouette
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Remettre du sens et de l'éthique au quotidien.
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Mise à jour du 5 jan. 2012
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