Mercredi 16 juillet 2008
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Certains éditeurs informatiques ou cabinets de conseil spécialisés dans le pilotage de la performance affectionnent tout particulièrement la
formulation suivante : (je ne parle pas de citation n'ayant pu identifier une quelconque source) :
Ne s'améliore que ce qui se mesure
Ne se mesure que ce qui se comprend
Ne se comprend que ce qui se décrit et se partage
Une formulation alternative, certes différente, du premier terme serait : "les données ne mentent pas".
Dans tous les cas, ces affirmations traduisent à mon sens :
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Ce vieux rêve de l'homme d'une maîtrise totale de la nature et de son environnement
social ; aujourd'hui, le rêve de maîtrise s'est peut-être transformé en fuite devant l'incertain.
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Une propension à se prévaloir d'une approche scientifique par un recours systématique et parfois inapproprié aux chiffres
Sur un plan purement littéral, cette affirmation apparaît creuse et très insuffisante, comme si tout pouvait être mesuré ! Vous aurez
compris que je n'apprécie pas particulièrement cette conception ; la complexité de l'humain ne peut se réduire à quelques chiffres, et cette complexité est ce qui rend le management aussi
difficile.
Quelle issue pourrait-on imaginer d'une confrontation avec Protagoras et son fameux : "L'homme est la mesure de toute chose" ?
Vous pouvez aussi aller au-delà de l'interprétation littérale en ne réduisant pas la mesure à la production d'un chiffre mais en la considérant comme une démarche de progrès fondée sur la
comparaison entre le présent et le passé (non nécessairement chiffrée) à l'aune d'une formalisation des finalités (autrement dit : une évaluation critique, un retour d'expérience et des
objectifs).
Cette vision n'est qu'une ouverture dans le champ philosophique très large du concept de "mesure".
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Par La Chouette
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Publié dans : CONTRÔLE ET RISQUES
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