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Agora du Management
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Questions et détours autour de l'éthique et du management
Le plaisir des idées et du dialogue...
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"Questionner sa pratique et en parler }?{
lui donner de la cohérence et du sens, c'est comme prendre un raccourci" 6 lecteur(s) actuellement - 165 par jour ; 173 839 depuis 2006. |
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Chers lectrices et lecteurs, bonsoir,
Je me suis fait moins présent ces derniers temps et m’en excuse ; je ne me noierai pas dans les explications mais croyez moi, elles sont nombreuses.
Ce soir, je souhaite vous parler d’engagement ; en effet, ce concept est devenu un leitmotiv, jusqu’à satiété, de ma direction : « je vous rappelle, à telle date, vous vous êtes engagés à… », « s’engager, c’est faire ce que l’on dit ».
- Sur les conditions d’expression de l’engagement : une réunion, un sujet pas forcément préparé ; « tu peux le faire d’ici la fin de la semaine ? » « bah, euh…. » « pas d’objections ? » « Comment cela, non ! » « Ok, j’attends donc cela pour la fin de la semaine » ; bien entendu, à la fin de la semaine : « ce n’est pas fait ! ; tu n’as pas respecté ton engagement ! ; comment veux-tu que l’entreprise se redresse ? »
- Sur la réciprocité : elle n’existe ni dans les actions de grande portée, ni dans les petits gestes de la vie quotidienne (arriver à l’heure, ne pas répondre au téléphone portable pendant une réunion…)
- S’engager, c’est faire ce que l'on dit et dire ce que l'on fait .
Le Petit Larousse est même utilisé pour rappeler ce qu’est un engagement ; à défaut, d’avoir la référence exacte sous la main, je vous livrerai la définition du TILF :
- Action de s'engager par une promesse, une convention, une obligation en vue d'une action précise ou d'une situation donnée.
- Action de s'engager par une promesse, une convention, une obligation en vue d'une action précise ou d'une situation donnée.
- Participation active, par une option conforme à ses convictions profondes, à la vie sociale, politique, religieuse ou intellectuelle de son temps.
- Action de mettre en gage quelque chose; résultat de cette action.
Source : TILF
Dans cette dernière question, on retrouve l’étymologie du terme ; on donne quelque chose en gage pour garantir autre chose ; quelle garantie doit-je recevoir lorsque je m’engage à réaliser quelque chose ?
S’agit-il de la confiance ? Ne ‘obtient-on qu’un fois l’engagement tenu ou est-ce que la confiance précède l’engagement ? : je ne m’engage que si je suis certain (certitude relevant de la confiance) d’un retour de la part de l’autre.
Doit-on encore parler d’engagement lorsqu’il devient le pain quotidien de chaque action ? Peut-il être autant vulgarisé ? Ne doit-il pas s’entourer de plus de solennité et, surtout, s’accompagner comme le souligne la troisième définition, d’une « conviction profonde.
Si l’on y regarde bien, l’engagement reviendrait à s’auto-attribuer les effets constatés sur le principe d’une causalité exclusive entre une action et le phénomène constaté. Pus simplement, la notion d’engagement revient à s’approprier tous les effets constatés et à nier la possibilité d’interactions avec l’environnement, d’autres personnes ou leurs actions. L’engagement implique donc de considérer que l’homme puisse transformer dans la réalité sa volonté, ses idées… La négation de la possibilité d’autres interférences revient à considérer l’homme comme un démiurge, un créateur… S’engager serait donc se prendre pour dieu ?
Devant le côté irréalise de certaines idées, je préférerai retenir trois points dans cette première approche de l’engagement :
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