Vendredi 14 septembre 2007
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Titre
étonnant ! Non ? Avez-vous déjà rencontré dans des livres de management des développements sur la beauté ? En avez-vous entendu parler ? Non, je ne parle pas de la jolie collaboratrice
arrivée au 4ème étage ou de ce séduisant commercial rencontré à la machine à café !
La beauté est-elle un concept de management ? Non, si l'on ne considère que les discours et écrits ; oui, au regard de la vraie vie de l'entreprise : vous n'entendrez pas "Jean-Charles, va
démarche ce client avec deux de tes plus belles collaboratrices" ; vous le verrez seulement.
Au-delà de l'entreprise et dans d'autres domaines comme celui de la politique, nous n'entrendrez pas vraiment parler plus de beauté. D'ailleurs, les
systèmes dont la démocratie ne peuvent rien contre les "injustices" de la beauté (sur cette idée, C Godin, dans une émission sur la bêtise des Nouveaux Chemins
de la Connaissance sur France Culture, parle de la fiction juridique qu'est l'égalité mais je ne développerai pas ce grand sujet de débat qu'est la notion
d'égalité).
Au-delà de simple constat d'absence et de cette profonde injustice, je souhaitais vous faire part des implications de certains lieux communs autour de la beauté et leurs dérivés : "Cette personne
est d'une grande beauté intérieure", ce qui souligne quelque part, par déduction, l'absence de beauté extérieure. Cette notion de beauté intérieure n'est-elle pas une coquille vide ? Par cette
question, Christian Godin souligne un présupposé d'imperfection ou de compensation.
Les sagesses populaires, au travers des siècles, ont toujours considéré que si quelqu'un était trop bien pourvu, il le paierait par ailleurs (dans les mythologies greco-romaines, les dieux
déchaînaient habituellement leur colère si les humains trop bien dotés) ; une excellence dans un domaine cache forcément une déficience dans un autre. Cela traduit-il réellement une expérience
humaine ancestrale ?
Dans tous les cas, ce lieu commun a évolué sous d'autres formes comme "Après la pluie, le beau temps".
Y-a-t-il une relation nécessaire et permanente entre le négatif (pluie, laideur extérieure...) et le positif (beau temps, beauté intérieure...) ? La perfection n'est-elle pas de ce monde ?
Cette idée de l'impossible permanence des périodes positives influence le comportement et donc l'action ; l'enchaînement des succès ne peut être permanent
; il y a forcément un échec à un moment ? Quels sont les fondements d'une telle affirmation ? Au travers de cette question, n'y voyez pas un idéalisme de ma part (je ne crois pas en la permanence
des succès ou échecs) ; il s'agit seulement de vous convaincre des dangers de certains lieux communs et de la nécessité de les questionner.
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Par La Chouette
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Publié dans : DÉTOURS
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