Mardi 11 septembre 2007
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Au début de ce mois,
j'entamai une série de billets autour du thème des lieux communs en retenant plus spécifiquement que ces lieux communs étaient source d'erreurs, voire de bêtise ; tout le monde est exposé.
Aujourd'hui, je ne vais pas vous affirmer le contraire mais nuancer mon propos.
Si vous y regardez bien, le lieu commun est certes un espace abandonné par la pensée, mais il n'est pas nécessairement le lieu de la bêtise. En effet, l'utilisation
de lieux communs constitue une dimension des rites de socialisation ; prenons un exemple : "Je n'ai jamais vu un été aussi mauvais" ; combien de fois, cette année, avez-vous pu entendre cette
affirmation sous cette forme ou une autre ? Est-elle un signe de bêtise ? ; à force de répétition, elle se vide de son sens ; en tous cas, elle donne lieu un échange prévisible ; du moins, au
début de la conversation.
Elle est donc une entrée en matière, une manière de rentrer en contact avec l'autre. On s'en lasse mais elle ne doit pas s'interpréter comme un signe de bêtise… sauf
si l'échange est exclusivement constitué de ce genre de banalités…
Une autre voie serait de considérer le lieu commun comme un symbole, non pas comme un signe dont le signifiant a un lien naturel avec le signifié (lequel n'est pas
accessible directement), mais, au sens étymologique, comme un signe de reconnaissance partagé (Le sumbolon est un signe de reconnaissance, en général un morceau de poterie ou une pièce de
monnaie, que deux hôtes partageaient et dont ils conservaient chacun la moitié qu’ils transmettaient à leurs descendants ou relations) ; ainsi, le lieu commun peut faire référence à une
expérience partagée entre plusieurs individus d'un même groupe.
Cette idée nécessite d'être creusée et manque encore d'exemples concrets. Des idées ?
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Publié dans : Philo & Management
Par La Chouette
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