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Agora du Management
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Questions et détours autour de l'éthique et du management
Le plaisir des idées et du dialogue...
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"Questionner sa pratique et en parler }?{
lui donner de la cohérence et du sens, c'est comme prendre un raccourci" 10 lecteur(s) actuellement - 165 par jour ; 173 839 depuis 2006. |
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Aujourd'hui, dans l'exercice que je vous
propose, il faut être au moins deux (a minima dans votre imagination) :"Bien que la terre et toutes les créatures inférieures appartiennent en commun à tous les hommes, chaque homme est cependant propriétaire de sa propre personne. Aucun autre que lui-même ne possède un droit sur elle, le travail de son corps et l'ouvrage de ses mains lui appartiennent en propre. Il mêle son travail à tout ce qu'il fait sortir de l'état dans lequel la nature l'a laissé, et y joint quelque chose qui est sien. Par là, il en fait sa propriété. Cette chose étant extraite par lui de l'étant commun où la nature l'avait mise, son travail lui ajoute quelque chose, qui exclut le droit commun des autres hommes."De cette manière, J. Locke affirme que l'homme est propriétaire du résultat de son travail, dans la mesure où celui-ci incorpore une partie de lui-même. La propriété intellectuelle découle de ce principe, ce qui, selon moi, peut constituer un point d'achoppement conceptuelle : la propriété intellectuelle en donnant un droit à un auteur nie le rôle de toutes les personnes dont les idées ont permis l'émergence de cette nouvelle idée.
If I have seen further [than certain other men] it is by standing upon the shoulders of giants.
Si j'ai pu voir plus loin [que d'autres hommes], c'est en me tenant sur les épaules de géants
Chaque jour, une question d'éthique posée via Twitter et reprise ici dans la catégorie éponyme. Me suivre sur Twitter
"chaque individu souhaite prétendre à l'originalité et à la reconnaissance de sa propre création (ce dernier point est, je pense, très important)."
Je ne trouve pas que cette affirmation soit universellement légitime, de l'ordre d'un droit inaliénable.
Tout dépend de la motivation du sujet en question, et de son esprit.
Si son souhait de reconnaissance est exclusif, s'il ne reconnait pas qu'il doit son idée à d'autres avant lui, alors sa quête me semble déplacée.
S'il souhaite défendre son idée, plutôt que la proposer à la collectivité, sa quête me semble tout aussi déplacée.
C'est vrai qu'il y a une part de lui même dans l'idée , mais il y a aussi une part des autres !
Enfin, je souhaite défendre la notion de partage d'une idée. En effet, on voit le plus souvent qu'une idée brute est encore insuffisante, inachevée. C'est lors de l'échange avec d'autres personnes, en la présentant à d'autres qui ont d'autres points de vues et d'autres expertises, que l'idée prend réellement forme et trouve ses applications.
Bref, on crée mieux à plusieurs que tout seul.
Tout dépend de ce que l'on privilégie : l'individu sujet ou bien le travail du groupe. Il me semble que nous autres occidentaux avons, par une vision "juridique" plutôt que "sociale" de l'individu, hypertrophié le premier au détriment du second.