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Agora du Management
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Questions et détours autour de l'éthique et du management
Le plaisir des idées et du dialogue...
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"Questionner sa pratique et en parler }?{
lui donner de la cohérence et du sens, c'est comme prendre un raccourci" 5 lecteur(s) actuellement - 165 par jour ; 173 839 depuis 2006. |
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En l'espace de quelques mois,
trois sources différentes m'ont amené sur le terrain de l'intelligence intuitive (ou notions similaires).Fini l'âge de l'information, nous voilà à l'âge de l'intuition ! Impossible aujourd'hui pour les entreprises, avec l'émergence de la Chine et de l'Inde, de continuer à être performantes si elles restent enfermées dans les conceptions classiques de l'intelligence.
Mobiliser la créativité à 360° pour innover de façon durable passe par un nouvel impératif : l'impératif intuitif. L'intuition nous permet d'accéder au sens plus profond de nos entreprises et d'apporter aux équipes l'inspiration nécessaire face au monde nouveau qui se dessine.
De manière tonique et vivante, Francis Cholle assortit son propos d'une multitude d'exemples et propose à tous dans l'entreprise, équipes créatives, managers et dirigeants, des pistes d'action originales pour développer cette intelligence. Fort de ses convictions et de son expérience, il ouvre une voie nouvelle pour réussir autrement.
The human company challenges the conventional results-driven method of business, offering new perspectives on the role of the human factor in innovation. This approach results in exceptional levels of creativity and sustained profitable growth.Je n'ai pas encore lu le livre et vous en reparlerai ; et vous, êtes-vous plutôt Intuition ou Sensation.
Our work is based on the most recent cognitive and organizational sciences. Influencing a corporation to innovate requires the appropriate leadership, necessary values, behaviors, and processes. The human company focuses on leaders and their impact.
Chaque jour, une question d'éthique posée via Twitter et reprise ici dans la catégorie éponyme. Me suivre sur Twitter
Petit témoignage person : les (rares ;-) moments où je me sens intelligent dans mon travail sont ; depuis quelques années maintenant ; ceux où j'accède à une intuition profonde ; très profonde. Je ne sais pas ce qu'elle faisait là mais je suis heureux d'avoir réussi à aller la chercher. Et quand je sens que c'était une bonne intuition (je parle bien d'une sensation) ; je sais que la suite va bien se passer et que l'idée en question va faire son chemin.
Je résumerais même le thème de la réflexion dans mon travail à un fouinement de ce type ; à une recherche permanente de cette petite intuition bien cachée ; qui ne peut sortir qu'à deux conditions : être en observation ; et rester spontané.
Le taoisme constitue à mes yeux un très beau réservoir sur le thème de l'intelligence des sens (comme la phénoménologie d'ailleurs).
Je me contente de te citer quelques passages du zhuangzi :
la randonnée mystique ; échappée du savoir http://florent.blog.com/341356/ (lire tout en bas du post la page de zhuangzi)
le célèbre boucher ding ( http://florent.blog.com/421210/ ) (le passage sur son intuition est magnifique !)
la carpe dans son ornière http://florent.blog.com/1039877/
(je t'ai donné dans le billet sur l'excellence un lien vers les termes "comprendre" et "compliqué", qui aborde aussi ce point d'une perception des choses ; sans nécessairement tout voir par le prisme des relations de cause à effet.
et sinon un tout début de réflexion sur l'intelligence collective (qui s'appuie sur des instincts individuels beaucoup plus que sur un quelconque raisonnement) : http://florent.blog.com/1382466/#cmts
creuse, la suite est très intéressante et relativement pratique.
Merci pour vos commentaires .
J'ai mis la main sur le livre de Cholle et verrai si je rejoins Joseph dans son commentaire.
Pour info, j'ai encore vu d'autres ouvrages sur l'intuition à la FNAC ; il s'agit donc d'un sujet à la mode mais sur lequel je n'ai pas encore d'idées bien claires.
En effet, le MBTI (en fait, C Jung à l'origine) distingue bien l'Intuition (N) et la Sensation (S) et affirme que ces fonctions ne sont pas exclusives l'une de l'autre, un peu comme droitier et gaucher (sauf à avoir perdu complètement l'usage d'une main, ce que je ne souhaite à personne). Pour ma part, je n'ai toujours pas réussi à savoir si je suis N ou S ; certes, les questionnaires en ligne sur le web me donnent une réponse mais elle n'est pas satisfaisante car je pense que pour apprécier correctement ce que l'on ait, il faut avoir une bonne vision de ce que veulent dire les différentes possibilités.
En outre, cette difficulté vient peut-être que notre société privilégie de manière significative le caractère S (peut-être mon N est-il réprimé ?).
Et au-delà ? Comment faire dans un Groupe pour convaincre les autres d'une idée si son seul fondement est l'intuition (cela voudrait dire que vos collègues ont une grande confiance en vous ou qu'ils ne sont pas intéressés par le sujet ) ?
Je trouverai peut-être des réponses dans la lecture du livre de Cholle.
Au plaisir de vous lire
Des notions comme celles proposées par Jung (on parle ici seulement de l'intuition et de la sensation) sont très utiles pour prendre conscience de ses propres modes de fonctionnement et comprendre ce qui se passe dans sa tête et aussi être compréhensif de ce qui se passe dans la tête de l'autre.
Prendre conscience, c'est déjà un bon point de départ pour progresser ; je dis progresser car il me semble important de savoir utiliser ses différentes fonctions tout comme on ne se contente pas que d'utiliser sa main droite.
Dommage, que cela ne fasse pas l'objet d'un enseignement à l'école (psychologie).
Néanmoins, je ne vous rejoins pas sur différents points de votre approche ; cette dernière me paraît d'autant plus "expéditive" (je mets le terme entre guillemets car il peut avoir deux interprétations possibles : expéditifs si vous ne connaissez que peu les travaux de psychologie ; trop synthétiques si vous en avez une connaissance approfondie) que le recul historique de la psychologie reste réduit, moins d'un siècle ; il ne faut pas perdre de vue que les sciences "dures" se sont construites sur plusieurs siècles et qu'aujourd'hui, elles continuent à être remises en cause par de nouvelles découvertes.
Pour ma part, je considère que nous en sommes encore qu'aux balbutiements de la compréhension de la psychée ; les sciences cognitives sont, d'ailleurs, un grand pas en avant dans ce sens. Je garde aussi la conviction que cette compréhension de la psychée humaine est un enjeu d'avenir (I. Azimov dans sa série "Fondations" montre un avenir possible (?) où le psychologique est mieux connu et maîtrisé).
De plus, dans votre propos, vous semblez vouloir cantonner la psychologie à la description de maladies ou à un discours déresponsabilisant. Je n'ai pas réussi à savoir si vous vilipendez la psychologie (au sens large) ou l'utilisation qui en ai faite. Autant sur le premier terme, je ne peux vous suivre, autant sur le deuxième, je vous approuverais ; en effet, souvent la psychologie n'est pas considérée par les managers comme une connaissance mais comme un outil de décision, sur lequel il transfère à tort leur responsabilité (dès que quelque chose semble pouvoir réduire l'incertitude, le manager est preneur).
Pour ma part, la psychologie (du moins, le peu que j'en connais) m'a apporté trois choses :
- une ouverture d'esprit : il peut y avoir différentes manières d'appréhender et d'interpréter un même phénomène (les approches de la PNL sont également intéressantes à cet égard)
- des outils : je ne prends pas les théories comme des vérités absolues, avec un pouvoir explicatif total ; presque par définition, une théorie est réductrice de la réalité (rendre accessible le complexe à l'entendement humain) ; de ce fait, je les utilise comme des outils dont l'utilisation varie en fonction de la finalité et de l'artisan.
- une meilleure compréhension de moi-même ; j'ai réalisé les questionnaires de deux approches différentes ; néanmoins, et ça, c'est un trait de ma personnalité, je ne pouvais me contenter du résultat des questionnaires sans comprendre plus en avant les hypothèses et principes des approches ; au final, je suis arrivé à situer mon "profil" qui n'était d'ailleurs pas le premier résultat des questionnaires (ce qui me fait aller dans votre sens) et, surtout, j'ai appris de cette démarche de compréhension plus que de la lecture du profil correspondant.
Pour conclure, j'aborderai à l'occasion d'un autre billet la notion de responsabilité dans la mesure où votre affirmation "Le contrôle de soi est une caractéristique des individus qui acceptent la responsabilité de leurs actions" comporte des hypothèses fortes et discutables. L'Agora cherche à considérer d'autres manières de voir, de s'extraire des lieux communs, et j'ai le sentiment que nos objectifs ne sont pas si divergents. J'espère donc avoir l'occasion de nombreux autres échanges, sur un mode un peu moins péremptoire.
NB : je mets le lien permanent vers l'article de votre blog : Perspectives psychologiques
Oui je pense que nous partageons les memes objectifs. Je vais essayer de vous repondre via un texte futur sur mon blog, a defaut de pouvoir vous contacter directement (je ne suis pas un specialiste du 'bloggage').
merci encore
j.e.j.
Je repondrai avec plaisir a tous les commentaires.