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Questionner le management, dépayser ses lieux communs et donner du sens, de la cohérence dans le feu de l'action.  Une invitation en philosophie où j'aborderai particulièrement la pratique du contrôle et de l’éthique.

Discussions socratiques

Samedi 28 avril 2007 6 28 /04 /2007 15:36
bonsai-picture-2.jpg Cet après-midi, j'ai pris le temps de m'occuper un peu de quelques bonsaïs sur mon balcon, ce qui ne m'arrive pas souvent pour ces petits arbres nécessitant une attention quasi quotidienne ; chose encore plus exceptionnelle, j'ai procédé au rempotage d'un orme. En quoi cela consisite-t-il ? Et quel rapport avec l'Agora du Management ?

Le rempotage consiste, tous les deux ou trois ans, à sortir le bonsaï de son pot, enlever toute la terre qui s'est appauvrie, tailler les racines et le mettre dans un nouveau pot (un peu plus grand) avec de la terre, riche en sels minéraux et tout plein de bonnes choses.

Donc, je me suis lancé dans le rempotage de mon orme ; je l'ai sorti du pot et ai commencé à enlever la terre ; et c'est là qu'est apparu le management. En effet, il est souvent considéré que les organisations fonctionnent comme des réseaux, et les racines de l'arbre en sont une belle métaphore (quoique Deleuze préfère la métaphore du rhizome). Et bien, je peux vous assurer le réseau de racines d'un bonsaï est un bel enchevêtrement, presque indémélâble, sauf à prendre un ciseau au risque de couper une racine vitale et de tuer l'arbre. Ce réseau de racines d'autant moins indémélâble qu'il s'est développé dans un espace devenu trop restreint. D'ailleurs, ceci est une des raisons du rempotage : éviter d'asphyxier.

Le bonsaï et ses racines comme une métaphore de l'organisation amène donc plein d'idées et des questions éventuelles ; au-delà des deux points ci-dessous, je laisse travailler votre imagination :
- une organisation ne se confine pas dans un moule réduit et rigide ; il faut lui donner de l'espace
- une organisation, ne se maîtrise pas et ne démêle pas, sauf au risque de la tuer.

Dans ce sens, j'aime particulièrement considérer le manager comme un jardinier : pour faire pousser les radis, il ne tire pas dessus ; il compte avec le temps et la météo (environnement et contexte) ; il dispose d'un certain nombre d'outils pour accompagner le développement de ses plantes (en parallèle, il faut considérer que le manager a également un certain nombre d'outils : budgets, salaire (c'est l'engrais !)...). Dans tous les cas, il ne force jamais le cours des événements ; il sait être à l'écoute. Et pourtant, cela ne l'empêche pas d'avoir un objectif et des considérations de rentabilité (faire pousser des radis mangeables ; en produire suffisamment, pour alimenter les rayons du supermarché X).


Voltaire disait : "Le monde avec lenteur marche vers la sagesse" (extrait des lois de Minos)
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Par La Chouette
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